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Business de l’hivernage A vos parapluies et essuie-glaces !

«Mieux vaut prévenir que guérir». Voilà un proverbe que certains Sénégalais doivent mettre en pratique, du fait qu'ils attendent le dernier moment pour se procurer ce dont ils auront besoin, au moins, une fois par an : parapluies, essuie-glaces, ventilateurs, etc.

Cette période d'hivernage est une bonne occasion pour les vendeurs de parapluies et d'essuie-glaces pour faire de bonnes affaires. Dans les artères de Dakar, la ruée vers ces pièces incontournables pour une protection contre la pluie et pour une bonne visibilité ne manque pas. Ces objets se vendent comme de petits pains surtout en cette période d'hivernage. Un tour aux allées des Centenaires permet de constater le commerce rapide dans cette affaire. Ce n'est pas Amara Fall, vendeur de parapluies qui dira le contraire, lui qui en est à son troisième stock. «Nous avons vendu deux de nos stocks en cette période, du fait que certains sénégalais attendent qu'il pleuve pour s'en procurer», informe-t-il. Sous la forte pluie de ce lundi 19 août, deux acheteurs donnent raison à notre interlocuteur. Venus pour s'offrir un parapluie chacun, Moussa et Karim se désolent de l'état de leurs habits, salis et mouillés par les précipitations, avant de tendre chacun un billet de 1000 de nos francs Cfa à Amara Fall.

Le malheur des uns...

Pas loin de la cantine de Amara, ce sont des ambulants qui crient à tue-tête pour vendre leurs marchandises. Adama, l'un d'entre eux, est aux aguets des voitures pour écouler son stock. Habillé en tee-shirt gris, pantalon de même couleur, il profite du feu rouge pour faire entrer sa tête dans une voiture via une vitre entrouverte. Sans se préoccuper de cette forte pluie, ces jeunes à l'image d'Adama essaient «de gagner leur vie et aider leurs parents avec les maigres bénéfices qu'ils en tirent», révèle l'un d'entre eux. Le malheur des uns faisant parfois le bonheur des autres, les vendeurs d'essuie-glace ne diront pas le contraire. Certains d'entre eux expliquent ce phénomène par le fait que «des Sénégalais attendent le dernier moment pour se soucier de leurs problèmes. Nous aussi, on en profite pour augmenter le prix de nos marchandises. Comme dit l'adage en wolof «mo fi seuss moy taxa falu», pour ne pas dire que ces vendeurs sont incontournables, quand il pleut sur Dakar. Se frottant les mains, ils souhaitent que la pluie tombe sans arrêt.

Aïssatou Doucouré NDIAYE


Rewmi

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