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Cour d'Appel_ Condamné à 10 ans pour acte contre-nature, l'enseignant de "les pédagogues" se lâche

Les gorges profondes en avaient parlé. Les commentaires avaient monté comme un flan. Les hypothèses s'étaient multipliées. Et l'histoire d'acte contre-nature placée au creux des débats avait fini par dire «une vérité» à la barre du Tribunal des flagrants délits de Dakar. 6 mois après cette histoire d'agression sexuelle qui a vu un enseignant du groupe scolaire «Les Pédagogues» de Grand-Yoff écoper de 10 ans de prison ferme, les faits refont surface. Moustapha Bâ fait encore parler de lui. Lui qui n'est plus sorti de prison depuis son placement sous mandat de dépôt, le 20 février 2013. L'homme a interjeté appel, il crie toujours son innocence et noie encore les accusations du petit S.F.M.Fall, élève en classe de CI à l'école «Les Pédagogues», dans les eaux troubles du mensonge. Hier mardi, alors qu'il est venu clamer son innocence, il a vu la présidente de la Cour reporter ce deuxième face-à-face au 26 novembre 2013. L'enseignant a toutefois tenu à parler à la Cour. Selon lui, son nom a été «sali à travers le monde, 12 jours après son mariage. C'est peut-être la volonté divine et je l'accepte, mais les Sénégalais savent que je suis innocent».

Se couvrant toujours du manteau de l'innocence, il a demandé à la Cour de le mettre en liberté provisoire. Directeur d'école, il est, dit-il, «à 10 jours de la préparation de l'année scolaire». Me El Hadj Diouf, membre du pool des 7 robes noires chargées de sa défense a souligné le fait que son client a été perdu par la médiatisation de l'affaire. Me Diouf, lors de sa demande de liberté provisoire, a aussi fait savoir au juge qu'il est pour des juges courageux qui relaxent, s'ils trouvent qu'un prévenu est innocent. «Je suis pour une justice juste qui ne se laisse pas influencer par la presse.» Mais l'avocat général s'est opposé à la demande de liberté provisoire et la mère de la victime supposée qui dit n'avoir rien contre l'école s'est plaint du fait que : «Actuellement, il y a des enseignants qui m'agressent et qui organisent des réunions pour raconter n'importe quoi sur moi.» Mais pour Me Diouf, la dame raconte n'importe quoi.

L'Observateur

Rewmi

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