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Somalie: le gouvernement déterminé à lutter contre les viols

Le gouvernement somalien s'est dit mercredi déterminé à punir les auteurs de violences sexuelles, généralisées dans le pays selon l'ONU, notamment dans l'affaire d'une jeune Somalienne affirmant avoir été violée par des soldats somaliens et de l'Union africaine (UA).

"Mon équipe et moi sommes déterminées à aller au bout de cette affaire et de toutes les autres accusations de violences sexuelles", a déclaré dans un communiqué la ministre somalienne du Développement humain Maryan Qasim. "Nous voulons que les auteurs de ces crimes soient traduits en justice pour bâtir une société où les droits de tous les citoyens soient protégés".

Mme Qasim, chargée de rendre compte au gouvernement des progrès de l'enquête dans cette affaire de viol impliquant des soldats de l'UA, a récemment choqué en évoquant devant la presse somalienne "une exagération" du nombre de victimes de viols en Somalie et en estimant que les femmes violées devraient éviter d'apparaître dans les médias pour garder leur dignité.

Dans son communiqué, la ministre estime avoir été "mal citée et mal interprétée", affirmant avoir insisté sur la nécessité de "protéger l'identité de chacune des victimes de viol", en raison "des implications culturelles que peuvent avoir leur révélation".

"Le viol sous toutes ses formes est totalement inacceptable", souligne Mme Qasim, "le gouvernement ne peut tolérer de tels incidents".

Mi-août, une jeune mère somalienne a affirmé à la télévision avoir été enlevée par des soldats somaliens et livré à des militaires de la Force de l'UA (Amisom) qui l'ont droguée et violée à répétition dans un camp de la banlieue nord de Mogadiscio, abritant un contingent ougandais de l'Amisom.

L'Amisom, forte de 17.700 hommes et qui soutient militairement le fragile gouvernement somalien dans son combat contre les islamistes shebab, dit prendre très au sérieux ces accusations et a ouvert une enquête conjointe avec les autorités somaliennes.

L'affaire a fait grand bruit dans les médias somaliens et profondément choqué à Mogadiscio, risquant sérieusement d'éclipser les récentes victoires militaire face aux shebab et de profiter à ces derniers.

L'ONU a récemment estimé que le viol était "généralisé" dans la capitale somalienne et pour une large part attribué à l'Armée nationale somalienne (SNA), agrégat hétéroclite d'anciens miliciens de tous bords, régulièrement accusée de violations des droits de l'homme de toutes sortes.

En février, une femme disant avoir été violée par des soldats somaliens, ainsi qu'un journaliste à qui elle s'était confiée, avaient été condamnés à de la prison ferme pour "outrages aux institutions", suscitant une réprobation internationale et l'embarras des autorités somaliennes. Leurs condamnations avaient été annulées lors de procédures d'appel.

AFP

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