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Sénat burkinabè : La piste sénégalaise confirmée

Dans un de mes précédents articles sur lefaso.net, j'évoquais la question d'une possible médiation (extérieure) au cas où les divergences actuelles autour du Sénat et de l'article 37 au Burkina n'arrivaient pas à se régler en interne.

J'avais dit que deux chefs d'Etat de la sous-région me semblaient alors bien placés pour tenter une Facilitation au pays du Facilitateur !

Parmi ceux-ci, Macky Sall, qui me semblait assez bien placé, disais-je. En raison de « considérant » que j'estime assez évocateurs. En cela, j'estime qu'il n'y aurait aucune honte à se prêter à une palabre à l'africaine, si cela peut effectivement permettre de sortir du guêpier !

La semaine dernière pourtant, l'Observateur, le doyen des quotidiens burkinabè et généralement bien informé, a laissé entendre que l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et bien d'autres dirigeants du continent ont demandé au successeur d'Abdoulaye Wade, d'intercéder auprès de Blaise Compaoré, afin qu'il accepte de passer la main au terme de son deuxième et dernier mandat présidentiel en 2015.

Ce qui lui permettrait, si l'en croit les termes de la mission, de conserver son capital de faiseur de paix dans la sous-région et sur le continent africain.

Comme il fallait s'y attendre, l'article ne dit pas quelle a été la réponse du Chef de l'Etat burkinabè. Ni même s'il a été sensible à la démarche ou au discours. Mais qu'à cela ne tienne ! Le fait est que le cas burkinabè intéresse de plus en plus de monde, au-delà des frontières. Ce qui est logique !

Du reste, les Etats ne peuvent de ne nos jours, se permettre de n'en faire qu'à leur seule volonté, au motif qu'ils n'auraient pas de leçon à recevoir.

Il y a une interdépendance forte qui oblige les uns à tenir compte de ce qui se passe autour d'eux. Et les autres à accepter la main tendue qui pourrait leur permettre, le cas échéant, de regagner leur place dans le concert des nations. N'est-ce pas au nom de ce ''droit d'ingérence démocratique'' que le Burkina a pu contribuer à sa manière à des sorties de crise ailleurs ?

A la croisée des chemins

Pour l'heure en tout cas, il reste encore une petite chance, à mon avis, pour résoudre le problème : elle est suspendue aux travaux du Comité de suivi des réformes politiques, convoqué par le Chef de l'Etat burkinabè.

Celui-ci a encore une dizaine de jours devant lui pour dire aux burkinabè, si oui ou non il a été sensible à tout ce qui a été dit ou fait autour de ce Sénat. A charge, bien entendu, pour le Président du Faso d'en disposer.

En attendant le 31 août 2013, et pour emprunter à un certain jargon, il serait intéressant que toutes les parties en présence s'abstiennent de poser des actes de belligérance ou de provocation. Dans ce sens, le report « sine die » de la visite du futur siège du Sénat me paraît avoir été une sage décision.

Juvénal Somé

Lefaso.net

Le Faso

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