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Des manifestants attendent sur la place Tahrir auu Caire que le Président Hosni Mubarak s'adresse à la nation, le 10 février 201
Des manifestants attendent sur la place Tahrir auu Caire que le Président Hosni Mubarak s'adresse à la nation, le 10 février 201

Egypte: Moubarak ne lâche pas le pouvoir

Le président rejette les pressions étrangères et refuse de céder sa place avant les prochaines élections.

  • Malgré les rumeurs selon lesquelles il allait annoncer son départ lors de son allocution télévisée, Moubarak refuse de quitter le pouvoir.
  • Les manifestants qui s’étaient massés place Tahrir au Caire sont déçus et en colère.
  • Le président réaffirme qu’il restera jusqu’aux élections de septembre.
  • Moubarak cède certains de ses pouvoirs au vice-président Omar Souleimane.
  • Voir notre diaporama Grand Format: En attendant la démission.

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- Jeudi 10 février -

Les manifestants se donnent rendez-vous vendredi

22h50 [Twitter] Le blogueur Sandmonkey écrit sur son compte Twitter:

«Les gens partent par groupes en chantant ‘demain, demain’»

Un autre blogueur, Amr El Beleidy, écrit:

«J’espère que les manifestations ne vont pas devenir violentes après les provocations, toute violence leur donnerait le feu vert pour tuer le mouvement.»

Les grandes lignes du discours

  • «Devant le nombre de martyrs que nous avons perdus (...) j’ai ordonné qu’on fasse vite dans les enquêtes, et notamment (...) pour p^rendre les initiatives judiciaires nécessaires
  • «J’ai demandé l’amendement de six articles de la Constitution: 76, 77, 88, 93 et 189, en plus de l’annulation de l’article 179
  • «Ces amendements visent à faciliter les critères à la candidature présidentielle et à fixer un nombre défini et limité de mandats présidentiels. Ils visent aussi à surveiller les élections pour garantir transparence et régularité. Ceci nécessite de concrétiser l’équilibre pour protéger le pays du terrorisme et la garantie des libertés civiles
  • «Je ne me suis jamais soumis à des injonctions ou des pressions extérieures
  • «J'ai vu qu'il fallait déléguer une partie de mes pouvoirs au Vice-président, conformément à la Constiution»
  • «L'Egypte reste une patrie chère que je ne peux quitter, jusqu'à ce que je sois enterré dans ce pays»

Le discours de Moubarak en direct

21h50 Avec presque une heure de retard, l'allocution du président Moubarak est enfin diffusée à la télévision:

«Je m’adresse aujourd’hui du fond de mon coeur comme parlerait un père à ses enfants. Je vous dis que je suis fier de vous pour une nouvelle génération d'Egyptiens, une génération qui appelle à un changement pour le mieux et qui y tient. Qui rêve d’un avenir et qui le fasse sien.

Je veux vous dire en toute chose que le sang de vos martyrs et des blessés ne sera pas inutile et que je ne ménagerai pas mes efforts pour punir les responsables avec toute la sévérité possible, et ceux qui ont failli dans l'intérêt des jeunes, selon la loi avec toute les sanctions nécessaires.

Et je m’adresse aux familles de ces victimes innocentes. J’ai ressenti une profonde douleur, comme vous, et mon coeur a été peiné par ce qui s’est passé. Je réponds a vos revendications. Ceci est un engagement sur lequel je ne reviendrai pas et je suis déterminé à respecter mes engagements avec toute la sincérité et le sérieux, pour faire cela sans aucune hésitation ni retour en arrière. Il se base sur une profonde conviction que vos intentions sont pures et légitimes.

Les erreurs peuvent arriver dans n’importe quel régime et il est important de les reconnaître et de les corrriger le plus rapidement possible. Et je vous dis qu’en tant que Président de la république je n’ai aucune hésitation à écouter mon pays et à lui répondre. Mais la honte, et ce qui est inacceptable et que je n’accepterai jamais, c’est d’écouter les injonctions de l’étranger.

Chers Egyptiens, chers concitoyens, je me suis exprimé dans des termes clairs pour dire que je ne me présenterai pas aux prochaines élections et que je me suffis de ce que j’ai déjà donné depuis 60 ans, en temps de guerre comme en temps de paix. J’ai annoncé cela comme un engagement similaire à mon engagement de respecter et protéger la constitution et la volonté du peuple.

C’est ce que j’ai juré devant Dieu et la patrie, et je m’y tiendrai jusqu’à ce que l’Egypte et son peuple arrivent à bon port. J’ai proposé une feuille de route pour sortir de cette crise et qui propose en même temps un cadre commun sur lequel nous nous mettrions d’accord pour un transfert pacifique des pouvoirs et pour un dialogue responsable, avec la plus grande part de sincérité et de transparence. En respectant mes responsabilités pour faire sortir mon pays de cette passe difficile, je me suis engagé à respecter ces étapes en demandant tout le soutien de ceux qui tiennent à l’Egypte et son peuple.

Conformément à un consensus large sous la supervision de nos forces armées et braves, nous avons commencé un dialogue national constructif qui inclut les jeunes egyptiens ayant appelé au changement.»

L'incertitude domine dans l'attente de l'intervention de Moubarak

21h37 [Reuters] Le ministre de l’Information Anas el Fekky a déclaré à Reuters que «le président ne va absolument pas se retirer», alors que le discours de Moubarak se fait attendre.

21h21 [Twitter] Mohamed El Baradei, l’ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et prix Nobel de la paix qui tente d’unifier l’opposition depuis le début du mouvement contre Hosni Moubarak, vient d’écrire en arabe et en anglais sur son compte Twitter:

«Je suis la situation de près. Nous y sommes presque»

21h03 [Associated Press] Associated Press propose la vidéo ci-dessous de la place Tahri du Caire jeudi soir. Les manifestants affluent vers ce lieu symbolique de l’opposition à Hosni Moubarak en attendant son intervention télévisée:

20h45 [AFP via Le Figaro] L’AFP rapporte que le président Hosni Moubarak doit s'adresser à la nation à 21h (heure française), selon un porte-parole du gouvernement.

20h33 [Associated Press, Twitter] L'agence de presse américaine propose la vidéo de l'intervention de Barack Obama sur la révolte égyptienne ci-dessous:

 

Preuve du changement radical qui est en train d’avoir lieu en Egypte, le correspondant de CNN au Caire Ben Wedeman écrit sur son compte Twitter:

«Les brèves déclarations d’Obama sur l’Egypte sont diffusées, traduites en direct à la télévision d’Etat.»

20h02 [Reuters] Essam al-Eriam, un membre dirigeant des Frères musulmans, a confié à Reuters qu’il craignait un coup d’Etat militaire de l’armée:

«Cela ressemble à un coup d’Etat militaire… Je suis inquiet. Le problème n’est pas le président mais son régime.»

Il a ensuite rajouté que son organisation ne ferait pas de déclarations jusqu’à ce que la situation s’éclaircisse.

19h49 [CBS News] La chaîne d'information américaine propose ci-dessous de suivre l'immminente intervention télévisée dans un flux en direct embeddable.

19h53 [Reuters] Un manifestant réagit après l'intervention du commandant Hassan al-Roweny place Tahrir, au Caire (REUTERS/Suhaib Salem)

19h41 [Maison Banche] Obama s'exprime en direct de Marquette, dans le Michigan, sur les événements égyptiens:

«Nous vivons un moment historique. Les Egyptiens veulent le changement. Les nouvelles générations veulent être entendues. Les Etats-Unis feront tout pour favoriser la transition et la démocratie en Egypte.»

Moubarak va s'adresser à la nation

19h35 [Al Jazeera, Twitter] Alors que les Egyptiens ne savent pas encore s’ils sont en train de vivre un moment historique pour la démocratie ou un coup d’Etat militaire, Al Jazeera diffuse la vidéo ci-dessous, où l’on peut voir un militaire sur la place Tahrir, au Caire, déclarer:

«J’ai rejoint le peuple. L’armée devrait protéger le peuple, pas le régime.»

Le blogueur et activiste Hossam El-Hamalawy a posté un lien vers la vidéo sur son compte Twitter avec le message suivant:

«J’ai envie de pleurer. Ecoutez ce gradé de l’armée qui a rejoint les manifestants.»

19h16 [Public Sénat] Le programme de l’émission de TF1 «Paroles de Français» sera changé si les événements égyptiens se confirment, a affirmé l’Elysée à Public Sénat. Le site de la chaîne parlementaire écrit:

«Pas de chance. Nicolas Sarkozy devait poursuivre son entreprise de reconquête de l’opinion en se confrontant ce jeudi soir sur TF1 aux questions de neuf Français. Mais entre les dernières polémiques sur les vacances d’Alliot-Marie et de François Fillon et l’accélération des événements en Egypte, où Moubarak pourrait quitter le pouvoir, l’opération com’ est chamboulée.»

Suivez l'intervention du président français en direct sur Slate avec les analyses à chaud de Jean-Marie Colombani, Eric Le Boucher, Thomas Legrand...

18h48 [Reuters] Une nouvelle photo de la place Tahrir au Caire jeudi 10 février (REUTERS/Yannis Behrakis):

18h41 [AFP via Le Figaro] La télévision d’Etat a annoncé qu’Hosni Moubarak rencontre actuellement son vice-président et possible successeur Omar Souleimane. La chaîne a diffusé des images des deux hommes en train de discuter, mais l’AFP souligne qu’«il n'apparaissait pas clairement à quel moment les images ont été tournées.»

18h24 [Reuters] La place Tahrir jeudi 10 février (REUTERS/Yannis Behrakis):

18h21 [BBC] Le Haut conseil militaire a fait une déclaration télévisée à 16h30 heure française, annonçant qu’il restait en session continue pour protéger la nation et satisfaire le peuple. La BBC propose le texte du communiqué ici.

18h08 [Sky News, Le Figaro] Le correspondant de la chaîne britannique Sky News au Caire Stuart Ramsay déclare:

«Selon nos informations, Moubarak devrait s’adresser à la nation depuis le palais présidentiel du Caire à 19h30 (heure franaçaise)».

La télévision d'Etat confirme que Moubarak va s'exprimer ce soir.

Moubarak pourrait se retirer ce soir

17h58 [Twitter] Les blogueurs égyptiens commencent déjà à affirmer leur opposition à une éventuelle prise du pouvoir par l’armée. Mosa'ab Elshamy écrit sur Twitter:

«Si c’est vraiment l’armée qui va nous diriger maintenant, nous allons faire une pause ce weekend et commencer une nouvelle révolution.»

17h45 [MSNBC] Ci-dessous, les images de la chaîne d'information en direct de la place Tahrir. Selon le directeur d’un think tank influent, ce qui se passe actuellement en Egypte est essentiellement un coup d’Etat militaire. En effet, Moubarak est censé diriger le Haut conseil militaire, mais l’institution s’est réunie sans lui aujourd’hui. L’armée devrait à nouveau s’exprimer avant la fin de la journée.

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17h30 [CNN] Il y a une forte probabilité pour que le président Moubarak se retire jeudi soir, a déclaré le patron de la CIA Leon Panetta au Congrès américain. Un haut responsable américain qui est en contact avec le gouvernement égyptien a confié à CNN que Moubarak a accepté de transférer ses pouvoirs au vice-président Omar Souleimane.

17h19 [New York Times] Les forces armées égyptiennes ont annoncé qu’elles ont commencé à prendre «les mesures nécessaires pour protéger la nation et soutenir les demandes légitimes du peuple». Cette déclaration «laisse penser que l’armée a l’intention de prendre un rôle plus important dans l’administration du pays», écrit le New York Times.

Les manifestants présents sur la place Tahrir ont acclamé les informations selon lesquelles l’armée allait remplacer le gouvernement de Moubarak.

16h48 [AFP] Un militaire haut-placé qui a souhaité rester anonyme a déclaré à l'AFP:

«Nous attendons des ordres qui vont rendre le peuple heureux».

16h42 [Twitter] L'activiste et figure de proue du mouvement Wael Ghonim écrit sur son compte Twitter:

«Mission accomplie. Merci à tous les jeunes Egyptiens courageux.»

16h18 [Twitter, BBC] Selon plusieurs sources gouvernementales égyptiennes, Hosni Moubarak pourrait quitter le pouvoir ce soir. Un membre dirigeant du parti du président égyptien qui l’a confié à une journaliste de la chaîne britannique Channel 4 News: Hosni Moubarak pourrait démissionner ce soir (jeudi 10 février) et transférer ses pouvoirs à son vice-président.

Lindsey Hilsum, une correspondante de Channel 4 News au Caire, écrit sur Twitter qu’elle vient de parler à Hossam Badrawy, le nouveau secrétaire général du Parti national démocrate de Moubarak: il «vient de dire qu’il s’attend à ce que Moubarak transfère ses pouvoirs à son vice-président ce soir», dans une intervention télévisée. Elle a ajouté que Badrawi «m’a dit dans trois messages différents hier et au téléphone aujourd’hui qu’il avait convaincu Moubarak de transférer ses pouvoirs» à Omar Souleimane.

Hossan Badrawi a également confirmé à la BBC qu’il «espère» que Moubarak va transférer ses pouvoirs ce soir, et que Moubarak va «très probablement» parler à la nation bientôt. Plus tôt, le Premier ministre Ahmed Shafiq avait affirmé que la possibilité d’une démission de Moubarak allait être étudiée. L’armée s’apprêterait également à faire une déclaration dans laquelle elle va «répondre aux attentes des manifestants».

15h48 [EuroNews] Le reportage ci-dessous filmé dans la nuit de mercredi à jeudi montre les manifestants bloquant le parlement non loin de la place Tahrir. L'un d'entre eux explique que malgré les rumeurs de torture, sa détermination est intacte.

L'Arabie Saoudite prête à aider Moubarak

 

15h31 [Times, Wall Street Journal] L’Arabie Saoudite a menacé de se ranger aux côtés du président Moubarak si les Etats-Unis essayent d’imposer un changement de régime rapide en Egypte. Le quotidien britannique Times révèle dans un article (payant) que lors d’une conversation téléphonique du 29 janvier, le roi Abdullah à demandé à Barack Obama de ne pas humilier Moubarak et a prévenu qu’il interviendrait pour soutenir financièrement l’Egypte si les Etats-Unis retirent leur programme d’aide au pays. Vendredi 28 janvier, Robert Gibbs, le porte-parole de l’administration Obama avait menacé de couper son aide financière à l’Egypte, qui s’élève à 1,5 milliard de dollars par an, si les forces de sécurité continuaient à utiliser la violence contre les manifestants.

L’Arabie Saoudite, qui est l’allié le plus proche des Etats-Unis dans le Golfe, veut que Moubarak ait le temps de préparer une transition pacifique vers la démocratie et puisse ensuite se retirer en toute dignité. Une source haut-placée à Ryad a confié au Times:

«Moubarak et le roi Abdullah sont non seulement des alliés, mais également des amis proches, et le roi n’est pas prêt à voir son ami mis sur la touche et humilié».

13h32 [CNN] Wael Ghonim, l’activiste égyptien libéré lundi 7 février après 10 jours de détention, a accordé une interview à la chaîne américaine CNN. Son message aux autorités du pays est clair:

«Si vous êtes de vrais Egyptiens, si vous êtes des Egyptiens héroïques, il est l’heure de partir.»

Le cadre de Google estime que «l’heure n’est plus aux négociations» avec le régime, et que trop de sang a déjà coulé. Il appelle les responsables du gouvernement «à s’excuser auprès des familles» de ceux qui ont été tués. Devenu un des symboles de la révolte, de nombreux médias ont dressé le portrait de ce cadre de Google Dubaï qui était en congé en Egypte au début de la révolte. Lire notamment ceux du Monde et du Guardian.

12h09 [Al Jazeera] Dans la vidéo ci-dessous, Al Jazeera discute avec le blogueur et activiste égyptien Hossam El-Hamalawy du mouvement de travailleurs qui est venu s'ajouter aux manifestations, sur fond d'images de la place Tahrir dans la nuit de mercredi à jeudi.

12h00 [BBC] La BBC propose une bonne carte de la place Tahrir et de ses environs, où l'on peut voi la position des bâtiments clés comme le parlement ou le musée national dans le centre-ville du Caire.

Le gouvernement égyptien reste inflexible

11h46 [Reuters] Le gouvernement égyptien continue de résister aux pressions des Etats-Unis et du peuple égyptien, qui demandent un changement politique radical et immédiat. Les inquiétudes grandissantes des acteurs économiques et de la population quant à l’impact de plus de deux semaines de contestation viennent s’ajouter à la pression qui pèse sur les épaules du nouveau gouvernement nommé il y a dix jours par Moubarak.

Mercredi 9 février, la Maison blanche a de nouveau affirmé que les ministres égyptiens devaient faire plus pour satisfaire aux demandes des manifestants, qui réclament toujours le départ immédiat de Moubarak. Le gouvernement égyptien a immédiatement condamné ces tentatives «d’imposer» la volonté américaine sur un allié fidèle des Etats-Unis au Moyen-Orient, arguant que des réformes trop rapides seraient trop risquées.

10h45 [Al Jazeera] Nouvelles grèves attendues jeudi. Les syndicats égyptiens devraient appeler à une deuxième journée de grève jeudi 10 février, renforçant un mouvement de protestation qui entre dans son 17e jour. 5.000 docteurs et étudiants en médecine devraient notamment faire grève.

L'armée torture des détenus

10h18 [Guardian] L’armée égyptienne a secrètement détenu des centaines voire des milliers d’opposants supposés depuis le début des manifestations contre Hosni Moubarak. Selon des témoignages recueillis par le quotidien britannique le Guardian, certains d’entre eux ont été torturés. L’armée affirme depuis le début du mouvement qu’elle est neutre, et ne fait qu’empêcher les affrontements entre les deux camps. Mais de plus en plus de groupes de défense des droits de l’Homme l’accusent d’avoir participé à des enlèvements et à de la torture, des actes qui étaient jusqu’ici associés au service de renseignement d’Etat (SSI). Le Guardian a parlé à des témoins qui affirment avoir été battus et subi d’autres sévices infligés par l’armée, dans ce qui ressemble à une campagne d’intimidation. Des ONG ont documenté l’utilisation de chocs électriques sur des hommes détenus par l’armée.

Toujours dans les colonnes du Guardian, un reporter de Radio Free Europe raconte les 28 heures qu'il a passées aux mains des service de police du régime de Moubarak, après s'être fait arrêté au cours d'un contrôle au Caire vendredi 4 février. Il affirme notamment avoir clairement entendu des prisonniers se faire torturer avec des chocs électriques et se faire battre à quelques mètres de lui alors qu'il avait les yeux bandés.

- Mercredi 9 février -

Résumé des évènements de la journée. Malgré les menaces du vice-président Omar Souleimane, les manifestations en Egypte ont continué de s’étendre mercredi 9 février. Les grèves ont immobilisé plusieurs secteurs de l’économie et les manifestants ont bloqué l’accès au parlement au Caire.

Le mouvement n’est pas limité à la capitale: la BBC rapporte que deux personnes ont été tuées lors d’une manifestation dans l’oasis de Kharga, dans le sud du pays. 8.000 manifestants ont bloqué les routes et chemins de fer principaux «avec des palmiers en feu», des manifestants ont mis le feu à un bâtiment officiel à Port Said, et 6.000 ouvriers se sont mis en grève au canal de Suez.  

Al Jazeera estime que 20.000 ouvriers ne sont pas allés travaillés dans toute l’Egypte mercredi. Selon le journal contrôlé par l’Etat Al Ahram, 2.000 employés de l’industrie pharmaceutique se sont mis en grève à Quesna, «quelques 5.000 jeunes chômeurs ont pris d’assaut un bâtiment du gouvernement à Aswan» et 1.500 travailleurs en grève ont bloqué les routes dans la ville de Mahalla, où l’activité est principalement textile. Mais l’activité économique était revenue à la normale dans un secteur: les pyramides de Gizeh ont été rouvertes aux touristes mercredi.

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