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A Bordj Badji Mokhtar, la société civile appelle à une marche

Une semaine après le début des affrontements entre tribus Idnan (Touareg) et Barabiche (Arabes) à Bordj Badji Mokhtar, le bilan des victimes n'est toujours pas clair. Selon l'APS, les violences auraient fait 9 morts et 41 blessés. D'autres sources, notamment des militaires et des habitants de la ville, affirment qu'une vingtaine de personnes ont été tuées. Depuis dimanche, plusieurs réunions sont organisées pour tenter d'apaiser les tensions. Partie de Reggane (170 km au sud d'Adrar), une délégation de notables s'est rendue lundi à Bordj Badji Mokhtar. Aujourd'hui mardi, le bureau élargi de l'APW a aussi tenu une séance extraordinaire et des jeunes ont organisé une réunion à la daïra en présence de représentants de la société civile. Plusieurs groupes de jeunes, soutenus par des associations locales, ont également appelé à des marches mercredi et jeudi. « Nous appelons à une grande marche pour dénoncer la violence alimentée à partir du nord du Mali », explique Nasser Eddine Hanani, président du bureau local de l'Association nationale pour la promotion de la citoyenneté et des droits de l'homme. L'ONG a aussi décidé de mettre en place des comités de vigilance pour dénoncer toute personne appelant aux violences, et de demander à la gendarmerie d'interdire la circulation des voitures et des camions la nuit dans les rues de la ville jusqu'au rétablissement de l'ordre. Sur les 40 personnes arrêtées, 3 ont été libérées, 24 mises sous contrôle judiciaire et 13 placées en détention. Ces dernières, parmi lesquelles figurent trois Maliens et un mineur, seront poursuivies pour regroupement armé, trois pour homicide volontaire, dix pour coups et blessures, destruction de biens privés et publics. De son côté, Abdelhamid Larbi Ladmi, coordinateur de la commission locale chargée de la mise en application de l'accord de réconciliation signé samedi entre les parties, a déclaré à l'APS que « les efforts déployés pour parvenir à cet accord ont entraîné une normalisation progressive de la situation ».Chez les Touareg, cet accord ne met pas pour autant un terme au vrai problème : l'impunité. « Les autorités ne font rien contre tous ceux qui incitent à la violence ou commettent des crimes,s'emporte Mohamed Kouni, notable de la tribu des Idnans, la soixantaine, enseignant du coran. L'assassinat de Lansar Ghali (le jeune Touareg retrouvé mort mardi) a encouragé les individus en lien avec les trafiquants de drogue à transformer la ville en champ de bataille. » Bord Badji Mokhtar reste encore difficile d'accès : personne n'ose vraiment s'aventurer au-delà de Bidon 5 (repère routier), des voitures se faisant encore attaquer à l'entrée de la ville, malgré l'important dispositif sécuritaire, renforcé par 750 gendarmes. Ce calme précaire inquiète en tout cas les représentants des deux communautés de Reggane. Les notables se disent « abasourdis par le niveau des violences » et craignent que les violences ne se propagent à d'autres villes du Sud. Une amélioration pourrait venir de la possible reprise du travail des transporteurs routiers, en grève depuis une semaine. Bordj Badji Mokhtar connaît depuis plusieurs jours une pénurie en produits de base, accélérée par l'aide apportée aux sinistrés des inondations du 9 août.    

El Watan

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