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Enseigne d'un magasin H&M, Suède, 7 mai 2013 / REUTERS
Enseigne d'un magasin H&M, Suède, 7 mai 2013 / REUTERS

Après le «made in China», le «made in Ethiopia»

Le groupe de prêt-à-porter H&M affirme qu’il veut s’implanter en Ethiopie… pour fabriquer et non pour vendre sa production.

Lorsque l’Asie devient trop chère, direction l’Afrique. Le géant suédois H&M a annoncé le 16 août son intention d’étendre son réseau de fournisseurs en Ethiopie, rapporte Le Monde. «Nous cherchons constamment de nouveaux marchés d'achat potentiel », a indiqué la porte-parole du groupe, qui concentrait jusque-là 80% de sa production sur le continent asiatique.

Mais c’est probablement l’enjeu financier qui dicte la nouvelle stratégie du numéro deux mondial du prêt-à-porter, estime l’article. L’augmentation des salaires en Chine – environ 17% annuels dans le secteur privé sur les deux dernières années – fait qu’il n’est plus aussi avantageux de délocaliser la production. Actuellement, le coût de production d’un vêtement en Ethiopie est deux fois moins élevé qu’en Chine, selon les chiffres du Wall Street Journal relayés par le quotidien.

Le site ajoute que la plus grande proximité entre les côtes africaines et l’Europe, qui constitue le principal marché du groupe, devrait aussi permettre de réduire les frais de transport et de livraison.

Les fournisseurs éthiopiens devraient bâtir des usines dans le pays d’ici la fin 2013. Cependant, selon le quotidien économique, l’initiative pourrait bien être freinée par l’augmentation rapide des coûts en Ethiopie, qui ont subi une hausse de 18% sur la période 2010-2010, contre 7,7% en Chine sur la même époque. A ce train, les coûts de production du pays africain dépasseront les chinois dès 2019, prévoit l’article.

L’Ethiopie a une longue tradition d’activité textile, due à l’invasion italienne en 1935, rappelle le site. Ce secteur est un moteur de croissance pour le pays, qui reste l’un des plus pauvres du monde. Le gouvernement tente de rendre le marché attractif pour les investisseurs étrangers en proposant une main-d’œuvre bon marché et des exonérations de charges. L’entreprise britannique Tesco a déjà franchi le pas, précise l’article.

Lu sur Le Monde

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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