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Sigh-noghin : Il tue la mère de son enfant…

La Direction générale de la police nationale a organisé une conférence de presse le vendredi 16 août 2013 au sein du commissariat de Sigh-noghin. Animée par le commissaire Emmanuel W. Zongo, elle avait pour objet de traiter d'une affaire d'assassinat, de complicité d'assassinat, de recel de cadavre et de présenter les présumés coupables à la presse. La famille de la victime était présente à la conférence.

C'est une affaire qui tient au meurtre de Salamata Zoungrana, ménagère âgée de vingt six (26 ans) par son copain Aristide Kola et par ailleurs, père de son enfant.

Revenue de Bamako le 30 juillet 2013, Salamata Zoungrana, ménagère âgée de vingt six (26 ans) a été accueillie à la gare par son copain Aristide Kola. Après avoir déposée ses affaires chez son oncle (où elle vit), elle ressort avec son copain et ne revient plus.

Rappel des faits par le commissaire de l'arrondissement de Sigh-noghin, Emmanuel W. Zongo.

Le samedi 03 août 2013 aux environs de 09 heures, la salle d'information et de commandement (numéro vert 17) informait le commissariat de la découverte d'un cadavre sur un terrain vide à Yagma, à l'arrondissement N°9 de la ville de Ouagadougou.

Dépêchée sur les lieux, une équipe constatera la présence d'un grand sachet de plastique blanc dégageant une forte odeur. Défait, ledit sachet contenait le cadavre en état de putréfaction avancée d'une jeune fille, enveloppée dans deux draps de lit. Une enquête est ouverte par la suite avec appel à témoins.

Le 06 août 2013, Mahamadi Compaoré, informe le commissariat de la disparition de sa nièce Salamata Zoungrana depuis la nuit du 30 juillet 2013. Après un premier examen d'abord avec les photos du cadavre, puis du cadavre lui-même à la morgue, M. Compaoré accompagné d'une délégation de la famille Zoungrana identifieront le corps comme celui de leur fille grâce à une comparaison des habits qu'elle portait au moment de sa sortie avec son copain.

Dans leur déposition, les circonstances de la disparition de leur fille mettent rapidement les services de police sur la piste du copain de celle-ci. Son copain, Aristide Kola, âgé de 34 ans, sans profession et sans domicile fixes est interpellé le 07 août 2013 à Ouagadougou. Il faut noter que pour tromper la vigilance des gens, M Kola a été déclarer la sortie de la mère de son enfant, Salamata Zoungrana, à la police, le mardi 06 août 2013.

Dans le même temps, les enquêtes de la police révèlent que le prévenu, dans la journée du 02 août 2013, était en possession d'un vélomoteur qu'il proposait en vente dans son quartier. Les enquêteurs mettent la main sur Abdoul Aziz Zoungrana, 19 ans (sans emploi et domicilié au secteur 14, Nonsin), à qui le vélomoteur a été vendu.

Au terme des investigations de la police, il ressort que la défunte venait de rentrer du Mali dans la journée du 30 juillet 2013. Après avoir passée la soirée, puis la nuit avec son copain (père de son enfant âgé d'environ 4 ans) dans une villa inachevée située au quartier Marcoussy, ce dernier la tabassera jusqu'à ce que mort s'en suive au petit matin du 31 juillet 2013.

Son forfait accompli, Aristide Kola creuse un trou dans la douche interne non cimentée de la villa où il enfouit le corps dans un premier temps, avant de l'exhumer et de le transporter dans un espace vide situé à Yagma où il l'y abandonnera le 02 août 2013 aux environs de une heure du matin. Le corps y restera jusqu'au 03 août 2013, où l'odeur nauséabonde dégagée signalera la présence d'un colis suspect.

Au cours des investigations de la police, M Kola reconnaîtra les faits évoquant une dispute qui se serait déclenchée entre la défunte et lui. Il l'aurait étranglée avant de la projeter contre un mur. Poursuivant ses investigations, la police parvient à interpeller les nommés Abdoul Aziz Zoungrana (à qui la moto de la victime a été vendue à vil prix), Serges Tapsoba.

Dans la nuit du 11 août 2013, pendant que les trois individus étaient détenus dans la salle de garde à vue du commissariat, M Kola organise leur évasion vers minuit. Cette évasion sera de courte durée car ils seront rattrapés vers trois heures du matin par une équipe du commissariat appuyée par une escouade de la BAC (brigade anti criminalité). Mais le receleur, lui, est toujours en fuite.

Implication de Serges Tapsoba et motif probable du crime.

Serges Tapsoba est un chauffeur domicilié à Marcoussy, quartier situé au Nord de Ouagadougou. Il est ami, complice de Aristide Kola et également propriétaire de la villa où s'est déroulé le crime. En effet, « après avoir essayé d'ensevelir le cadavre de sa copine dans la douche de la villa où il vit, il a contacté le propriétaire, M Tapsoba et lui a raconté les faits. Serges Tapsoba était donc au courant. En plus, il lui a conseillé d'enlever le cadavre de sa maison et de s'en débarrasser ailleurs. Chose faite par le présumé coupable » explique le commissaire Zongo.

Serges Tapsoba est inculpé pour complicité de meurtre car il était au courant et a manqué de dénoncer un acte criminel. De plus, il a même donné des conseils à son ami pour se débarrasser du corps.

Concernant le motif, l'appât du gain facile semble expliquer le crime crapuleux dont s'est rendu coupable Aristide Kola. En effet, il savait que la défunte venait de rentrer du Mali avec une forte somme d'argent. Aussi, s'est-il empressé de vendre la motocyclette Nano de celle-ci après l'avoir tuée et emballée dans un sachet plastique.

« L'enquête a vite avancé du fait que les parents de la victime savaient avec qui était leur fille. Cela n'est pas toujours le cas car certains parents ignorent l'identité de la personne avec laquelle leur enfant est sorti » souligne Emmanuel Zongo. « Nous demandons donc aux parents de faire attention aux fréquentations de leurs enfants et invitons les populations à nous contacter aux numéros verts (le 110, le 16 et le 17) qui sont à leur disposition pour d'éventuels apports ou informations » conclut-il.

Patindé Amandine Konditamdé

Lefaso.net

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