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Mopti : LE PMA II IMPULSE LA FORMATION ET L’ENTREPRENARIAT

La salle de formation du centre d'animation pédagogique (CAP) de Sévaré a abrité jeudi, la dernière rencontre du cadre de concertation du Projet multi-acteurs d'alphabétisation et de formation professionnelle des jeunes et adultes (PMA II) dans la Région de Mopti.

Le PMA II a été initié et cofinancé par l'ONG Aide et Action, ICCO (Inter église de coopération pour le développement) et mise en ½uvre par des ONG partenaires - Eveil, ASG de Bankass, Enda Tiers-Monde – sur la période allant de septembre 2011 à août 2013. Le projet entend, entre autres, contribuer à développer des ressources humaines qualifiées pour  l'auto- emploi durable dans 5 communes de la Région de Mopti (Mopti, Fatoma, Sio, Dimbal et Bankass), assurer l'alphabétisation de 720  jeunes et adultes dont au moins 50% de  femmes de la tranche d'âge comprise entre 15 et 45 ans. L'initiative visait aussi à accroître l'accès des néo-alphabètes à la formation professionnelle non structurée dans la zone d'intervention du projet.

Les travaux de l'atelier-bilan de la semaine dernière, étaient présidés par le sous-préfet de Bankass, Moussa Diallo. Le « point focal national » du PMA II, Modibo Diakité, le chef de projet alphabétisation et formation professionnelle de Aide et Action, Ibrahim Maïga, les responsables des académies d'enseignement de Mopti, Douentza, des centres d'animations pédagogiques de Mopti, Sévaré, Bankass étaient présents. De même que les maires des 5 communes bénéficiaires, les représentants des trois ONG partenaires, le directeur régional de l'ANPE, Ibrahim Garanko, le coordinateur du FAFPA, Ousmane Diallo, et son homologue  de l'APEJ, Jedé Kodio.

Après une présentation liminaire de Aide et Action International, les participants ont mis la matinée à profit pour analyser le niveau d'exécution du projet et de réalisation des indicateurs. Ils ont tiré les leçons de l'expérience, recensé les difficultés rencontrées et planché sur les perspectives.

Le bilan du projet fait ressortir, entre autres, la construction de 12 centres d'alphabétisation équipés de matériels didactiques, de manuels et de fournitures. Douze alphabétiseurs ont été pris en charge tandis que 5 pôles de formation professionnelle ont été ouverts pour 194 apprenants formés et installés dans les filières de l'embouche, du maraîchage, de la teinture, de la transformation alimentaire et du filage du coton à travers 8 sociétés coopératives.

123 néo-alphabètes, dont 73 femmes, ont été formés en entreprenariat et  142 autres, dont 90 femmes, en gestion simplifiée. A l'actif du PMA II, l'on retiendra aussi 8 plans d'affaires élaborés et financés, la mise à disposition de 8 groupements de la zone d'intervention de fonds de roulement et d'investissement et la mise en place d'un fonds de garantie de plus de 12 millions Fcfa auprès  de la caisse d'épargne et de crédit CAMEC. Celle-ci a consenti à 62 néo-alphabètes installés, des prêts pour le fonctionnement de leurs activités.

En expérimentation de l'apprentissage du « français facile » par les auditeurs, 40 néo-alphabètes sont  inscrits dans les centres pilotes de Dogodouma et Sénou créés à cet effet. Selon les bilans fournis, dans tous les domaines d'intervention, les indicateurs sont à la hauteur des attentes. Les résultats dépassent  mêmes les prévisions dans plusieurs cas. Ainsi, par exemple, pour une prévision de 96 auditeurs à former, 194 l'ont été soit un taux de réalisation de 202,08%. La tenue régulière des cadres de concertation des missions de suivi a sans doute contribué aux résultats obtenus.

La mise en ½uvre du projet a connu des difficultés que les participants de l'atelier n'ont pas éludées. Parmi celles-ci figurent la fréquentation qui a été moyenne à faible dans certains centres d'alphabétisation dans les communes de Sio et de Dimbal (Mouna, Ségué et Ambassa Dogon), le retard dans l'ouverture des comptes individuels des néo-alphabètes auprès de la CAMEC et le refus de certains bénéficiaires des fonds de garantie CAMEC de rembourser les crédits avec intérêt.

Les différents acteurs présents à la rencontre conviennent que malgré ces difficultés, l'impact du projet est perceptible sur le terrain avec un effet significatif sur le développement global de la zone d'intervention.

Au regard de la forte demande et du besoin pressant de formation, Lassina Dèba, le coordinateur régional de l'ONG Eveil,  et le maire de Bankass, Allaye Guindo, ont souhaité  l'extension du programme à d'autres villages et communes. Selon le « point focal » national du PMA II, Modibo Diakité, ICCO va se pencher dans les jours à venir sur la réorientation de sa politique pour lier l'alphabétisation aux chaînes de valeurs. Il  est ainsi prévu d'appuyer les filières karité, oignon et sésame, du stade de la production à la commercialisation en passant par la transformation et la conservation.

D. COULIBALY

AMAP-Mopti

 

 

 

L'essor

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