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Douleurs de l’oreille

Le Pr Mohamed Keïta : les pathologies de l'oreille répondent bien au traitement

Celles-ci sont consécutives à l'atteinte d'un autre organe du corps

Un peu d'anatomie s'impose pour amener les profanes à mieux comprendre la structure de l'oreille : un organe de sens. Cet organe de l'ouïe est composé, selon les spécialistes en oto-rhino-laryngologie (ORL), de trois parties essentielles. L'oreille externe comporte le pavillon et le conduit auditif, l'oreille moyenne intègre le tympan et une cavité, et l'oreille interne englobe l'appareil de l'équilibre et de l'audition. Les spécialistes expliquent que ces deux dernières parties de l'oreille ne sont pas visibles. Seuls les praticiens peuvent y accéder à l'aide d'instruments appropriés. Mais l'oreille peut être le siège de douleurs et celles-ci peuvent être parfois intensément ressenties. Le Pr Mohamed Keïta est spécialiste en oto-rhino-laryngologie (ORL) au centre hospitalo-universitaire (CHU)  Gabriel Touré. Il explique que les douleurs au niveau de l'oreille sont de deux sortes : les douleurs liées à une maladie d'oreille et les douleurs projetées, selon l'expression consacrée. Il s'agit à ce niveau de douleurs ressenties au niveau de l'oreille et résultant d'un autre organe atteint d'une maladie. Ainsi, la douleur ressentie au niveau de l'oreille est dite projetée Les douleurs de l'oreille peuvent être provoquées par des maladies, des infections, des atteintes du tympan, des perforations d'oreille, du pus qui coule. Quelquefois le tympan est absorbé pour venir se coller au contenant et provoquer d'autres maladies. Le toubib de Gabriel Touré explique que classiquement les angines, l'articulé dentaire (les douleurs à ce niveau) peuvent se projeter. Les signes des douleurs de l'oreille sont des vertiges, la baisse d'audition, l'oreille qui coule ou l'oreille qui siffle, le sang qui coule de l'oreille dans certains cas. Les douleurs de l'oreille peuvent aboutir à des complications lorsqu'elles ne sont pas prises en charge rapidement ou bien prises en charge. Le Pr Mohamed Keïta observe que ces complications peuvent être graves du fait que toute la partie supérieure de l'oreille est en rapport avec le cerveau. Par ailleurs, l'oreille est annexée à une cavité osseuse, aux nerfs de l'équilibre et ceux de la motricité faciale. Le gros vaisseau qui passe sous le sinus latéral peut être atteint et aboutir à une infection généralisée (septicémie) qui entraine facilement la mort. Il convient donc de rappeler toute l'importance de prendre soin de son oreille. Cet organe extrêmement sensible ne résiste pas aux objets durs. A cet effet, notre interlocuteur rappelle la nécessité voire l'urgence de consulter un médecin généraliste, formé pour faire face au premier problème et en cas de complications, il peut en référer à l'ORL, le spécialiste des maladies de l'oreille. Le Pr Mohamed Keïta rappelle les avancées enregistrées dans notre pays en matière de prise en charge des pathologies qui touchent l'oreille. Il précise que tous les problèmes d'oreille peuvent être soignés à Bamako et précisément à Gabriel Touré qui dispose d'un service d'ORL. Le traitement médical est la base mais les spécialistes en ORL peuvent aussi opérer en collaboration avec les neurochirurgiens. Le Pr Mohamed Keïta note que généralement les problèmes d'oreille répondent bien au traitement. Normalement au bout d'une semaine on peut avoir satisfaction. Le praticien de Gabriel Touré conseille de consulter les spécialistes, les ORL, devant tout cas de baisse brutale d'audition et dans les cas d'hallucination. Selon le médecin ORL de Gabriel Touré il est dangereux de toucher à l'oreille. Ceux qui introduisent des cotons tiges, des bruns d'allumette pour se curer les oreilles prennent des risques.

B. DOUMBIA

Soins infirmiers : Administrés de façon autonome ou en collaboration

Ils sont définis au sens large comme « une attention, une application envers quel-qu'un ou quelque chose ». Le mot soin prend alors le sens de « moyens par lesquels on s'efforce de rendre la santé à un malade ». Selon le Conseil international des infirmières d'un pays européen, les soins infirmiers représentent les soins prodigués, de manière autonome ou en collaboration, aux individus de tous âges, aux familles, aux groupes et aux communautés - malades ou bien portants - quel que soit le cadre.Ils se focalisent sur la promotion de la santé, la prévention de la maladie, ainsi que les soins dispensés aux personnes malades, handicapées et mourantes. Ils englobent également la défense, la promotion d’un environnement sain, la recherche, la participation à l’élaboration de la politique de santé et à la gestion des systèmes de santé et des patients, ainsi que l’éducation à la santé. Les soins infirmiers sont traditionnellement dispensés par les infirmiers et infirmières. La mission des soins infirmiers dans la société est d’aider les individus, les familles et les groupes à déterminer et réaliser leur plein potentiel physique, mental et social et à y parvenir dans le contexte de l’environnement dans lequel ils vivent et travaillent, tout cela en respectant un code de déontologie très strict. Ceci exige que les infirmières apprennent et assurent des fonctions ayant trait au maintien et à la promotion de la santé aussi bien qu’à la prévention de la maladie. Ce traitement englobe également la planification et la mise en ½uvre des soins curatifs et de réadaptation, et concernent les aspects physiques, mentaux et sociaux de la vie en ce qu’ils affectent la santé, la maladie, le handicap et la mort. Les infirmières permettent la participation active de l’individu, de sa famille et de ses amis, du groupe social et de la communauté, de façon appropriée dans tous les aspects des soins de santé, et encouragent ainsi l’indépendance et l’autodétermination. Les infirmières travaillent aussi comme partenaires des membres des autres professions impliquées dans la prestation des services de santé. » une science et un art moral. Des premiers fondements théoriques établis par Florence Nightingale en 1859, aux définitions élaborées par les leaders en soins infirmiers contemporains, les soins infirmiers sont devenus une pratique à part entière, une science mais également un art moral. Le savant Florence Nightingale précise dans son ouvrage de référence que les soins infirmiers doivent faire en sorte de « mettre le malade dans les meilleures conditions possibles, pour favoriser l’action de la nature ». En 1933, Effie J. Taylor propose la définition suivante de la nature des soins infirmiers : « l’adaptation de la thérapeutique prescrite et du traitement préventif aux besoins physiques et psychiques spécifiques de la personne ». Il complète cette définition en apportant la nuance que « le sens profond des soins infirmiers ne peut être connu qu’à travers les idéaux, l’amour, la sympathie, le savoir et la culture exprimés par la pratique de méthodes et de relations propres à l’art de soigner. » En 1960, Virginia Henderson décrit les soins infirmiers comme une réponse aux besoins fondamentaux de chaque individu. Le besoin fondamental, est la nécessité vitale propre à tout être humain sain ou malade. Dans les années 1990, Jean Watson et Martha Rogers conceptualisent les soins infirmiers comme une science faisant appel au savoir disciplinaire (connaissances) propre aux infirmières, mais également un art puisque le soin touche également aux savoirs esthétiques aussi bien qu’éthiques : « l’art infirmier est en fait l’utilisation créatrice de la science infirmière qui est en pleine croissance par les collectifs d’infirmiers et d’infirmières chercheurs. Les soins infirmiers représentent un ensemble de connaissances, de compétences et de techniques relatives à la conception et à la mise en ½uvre d’actes de soins infirmiers. Ils contribuent à répondre aux besoins de santé d’une personne et/ou d’une collectivité et font l’objet de la discipline enseignée au personnel infirmier. On distingue généralement les soins infirmiers liés aux fonctions de continuité et d’entretien de la vie (Marie-Françoise Collière) dans le cadre du rôle propre de l’infirmier, le « care », et les soins curatifs ou de réparation, le « cure ».

Source Wikipedia