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Guerre par presse interposée avec une partie du personnel : le DG de l'hôpital Abass Ndao prend en otage la presse et répond coup sur coup

Les sept personnes licenciées à l'hôpital Abass Ndao et une partie du personnel qui les soutient ont tenu ce lundi, leur assemblée générale pour dénoncer les agissements de leur directeur général. Pour ne pas perdre la bataille médiatique, ce dernier a quant à lui, improvisé une conférence de presse.

Le directeur de l'hôpital Abass Ndao, le sieur Youssouf Ndiaye avait donné des instructions à la porte. Il voulait, lui aussi, s'entretenir avec la presse. Mais, il n'a pas respecté le protocole. C'est-à-dire, envoyer une demande de couverture. A notre arrivée à l'hôpital Abass Ndao, il était dix heures. Lorsque nous avons demandé à la personne postée devant la porte, le lieu où devait se tenir le sit-in, ce dernier nous a dit d'aller nous adresser à la direction. Nous y sommes allés, car le sit-in devait commencer à 11 heures. Sur place, nous nous sommes rapprochés de la secrétaire pour savoir ce qu'il en était. Elle nous a dit de patienter, que le directeur était occupé. Une attente qui commençait à être longue après une demi-heure. Pour ne pas perdre de vue notre premier objectif, le sit-in, nous avons dit à la secrétaire qu'il était venue pour nous, l'heure de partir. Tout en lui promettant de revenir.
Les frondeurs eux, étaient réunis dans la case qui faisait face aux locaux de la médecine interne. Parmi eux, il y avait les sept personnes licenciées : un laborantin, le responsable du personnel, un technicien de surface, une représentante syndicale, un technicien supérieure en anesthésie et réanimation, deux infirmiers. Pour Omar Aidara et ses camarades, les licenciés font les frais de leurs assemblées générales, tenues les lundis et les jeudis. Cette rencontre était une manière pour eux de discuter des problèmes de l'hôpital nous ont-ils expliqué. Parmi les problèmes qu'ils ont évoqués figurent le retard des salaires, des recrutements jugés partisans, leur check off que le directeur aurait détourné, entre autres.

Après le sit-in, nous nous sommes rendus au bureau du directeur, car il avait le droit de réponse. En ce qui concerne le licenciement des 7 employés, le docteur Youssouf Ndiaye affirme qu'il n'a pas été abusif comme le prétendent ses détracteurs. Il a affirmé qu'il n'était pas tenu d'aviser le conseil d'administration. Car c'est lui le représentant légal de l'Etat et il a agit en conformité avec le code du travail. Le docteur Ndiaye reproche aux personnes licenciées de perturber la quiétude de l'hôpital.
Aujourd'hui, le directeur de l'hôpital Abass Ndao dit ne pas exclure une résolution du problème à l'amiable. Toutefois, il avertit que si les frondeurs n'arrêtent pas leur manifestation, l'accès à l'hôpital leur sera interdit. Au même moment, les 7 personnes licenciées et leurs soutiens promettent de continuer la lutte.

Rewmi.com/ O.N

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