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Manifestation de soutien aux pro-Morsi, le 18 août, à Rabat. FADEL SENNA / AFP
Manifestation de soutien aux pro-Morsi, le 18 août, à Rabat. FADEL SENNA / AFP

Du Caire à Rabat: solidarité avec les pro-Morsi

Des rassemblements de solidarité au président déchu Mohamed Morsi ont été organisés dans plusieurs pays du monde musulman. Ce dimanche, c'était au Maroc.

Après la Turquie, la bande de Gaza, le Pakistan, l'Indonésie et le Yémen, les manifestations pro-Morsi ont gagné le Maroc.  Ce dimanche, environ 10 000 personnes ont manifesté à Rabat, à l'appel d'organisations islamistes, pour dénoncer la «répression de l'armée» égyptienne, appelant par ailleurs à «l'expulsion» de l'ambassadeur d'Egypte, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Vendredi 16 août, rebaptisé «jour de colère» par les partisans du président islamiste Mohamed Morsi, environ 500 personnes avaient déjà manifesté à Rabat pour appeler à «l'arrêt immédiat des crimes commis», après les violences qui ont fait près de 800 morts dans le pays.

 

Une foule - 5.000 à 6.000 personnes selon les autorités, 15.000 d'après les organisateurs -, composée majoritairement d'hommes mais aussi de familles venues de tout le royaume, a défilé dans le calme pendant deux heures dans le centre de la capitale. Beaucoup ont brandi des pancartes fustigeant l'action de l'armée égyptienne, ainsi que des photos de corps alignés dans des morgues improvisées au Caire.

«Morsi, Morsi! Allah akbar!», «nous demandons l'expulsion de l'ambassadeur d'Egypte au Maroc», ont notamment scandé les manifestants, sous l'oeil des forces de l'ordre, qui ne sont pas intervenues.

Solidarité islamiste

L'appel à une manifestation nationale avait été principalement lancé par la mouvance islamiste Justice et Bienfaisance ("Al Adl wal Ihsane"). Cette formation, qui ne reconnaît pas au roi le statut de commandeur des croyants, prône l'instauration par la non-violence d'un Etat islamique.

D'après le photographe de l'AFP, figuraient également dans la foule des députés et sympathisants du Parti justice et développement (PJD), formation islamiste qualifiée de modérée qui dirige le gouvernement depuis début 2012. Des proches du Premier ministre Abdelilah Benkirane étaient aussi présents, selon la même source. 

«Les militaires doivent retourner à leur mission, qui est de protéger le territoire national, au lieu de tuer la population», témoigne Driss Leghroudi, un universitaire de 33 ans.

«L'histoire se répète, on a déjà connu ça en 1992 en Algérie (avec la guerre civile, ndlr). (...) C'est l'Arabie saoudite qui est derrière cette politique» en Egypte, a-t-il ajouté.

Après avoir adopté un ton neutre lors du renversement du président islamiste Mohamed Morsi début juillet, les autorités marocaines ont exprimé leur «émotion» et leur «consternation», en réaction aux centaines de morts liées à la l'évacuation des campements pro-Morsi au Caire.

Slate Afrique avec AFP

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