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Le FLN sous l’emprise des divergences claniques

Pour Tayeb Khaoua, cette rencontre est un échec l Si Affif, par contre, la qualifie de grande réussite. Le bureau politique du FLN s'est réuni hier, à huis clos, pour débattre, entre autres, de  la problématique du renouvellement des instances de la Chambre basse du Parlement. Le conclave s'est déroulé dans un climat tendu en présence de 123 députés sur les 220 qui siègent au sein de l'Assemblée. Selon Abderahamane Belayat, coordinateur du bureau politique, les élus qui n'ont pas pris part à la rencontre ont envoyé des procurations. Cela dénote, à son avis, du sens élevé de la responsabilité des concernés. Pour sa part, Si Affif, qui a contribué à la mise sur pied de ce rendez-vous, qualifie cette rencontre de grande réussite. Constat décrié et rejeté pas les opposants à Belayat, à leur tête Tayeb Khaoua, ancien membre du bureau de l'APN. Pour ce dernier, cette réunion est un échec puisque la majorité des députés ont boycotté ce rendez-vous. «Seuls 45 députés et 12 sénateurs ont assisté à la réunion.» Interrogé sur les procurations, M. Khaoua ne comprend pas le recours à ce genre de procédé : «Les procurations sont utilisées lors des élections et pas à l'occasion d'une réunion politique. En ce qui nous concerne, nous maintenons notre revendication portant sur l'élection des membres du bureau de l'APN.» Une revendication non retenue par le bureau politique du FLN. En effet, les présents à la réunion d'hier ont décidé d'actualiser la liste proposée par M. Belayat sans aller aux élections. Une actualisation qui passe par des critères choisis entre les membres du CC, notamment l'expérience dans le domaine du militantisme, la disponibilité. «Il y a eu un débat démocratique, 60 personnes sont intervenues. Après un vote, l'assistance a confirmé le système de désignation des membres du nouveau bureau de l'APN. Six seulement ont été pour le système d'élection», explique Si Affif, affirmant que les membres du BP ont demandé à apporter quelques aménagements à la liste initiale. «Nous allons apporter les retouches demandées, mais nous nous sommes mis d'accord, pour la cohésion du parti, sur le principe de l'alternance et pas de cumul de responsabilités. Nous avons également réitéré notre confiance à la personne de Belayat, le coordinateur du bureau politique», souligne Si Affif, tout en qualifiant de «grand tournant» cette réunion. Pour ce dernier, la situation tend vers le dénouement. Les participants n'ont donc ni désavoué M. Belayat ni déjugé ses détracteurs, ils ont préféré une solution consensuelle. Contacté, M. Khaoua jure avoir de son côté l'ensemble des députés et qu'il aura le dernier mot. «Il n'y aura pas de dysfonctionnement de l'APN puisque nous allons, dans les prochains jours, organiser, en vertu de l'article 13 du règlement intérieur de l'Assemblée, des élections pour le renouvellement du bureau. Nous rejetons la liste proposée par Belayat et réfutons le mode utilisé», assure l'opposant au coordinateur du bureau politique. Notre interlocuteur en veut à ce dernier et l'accuse de s'être autoproclamé coordinateur du parti alors que cette qualification n'existe pas dans les textes, rappelant que l'article 9 du règlement du comité central stipule que seule la réunion du CC, chargée d'élire le secrétaire général du parti, verra ses travaux présidés par le plus âgé et le benjamin. Or, il se trouve que la plus âgée est la sénatrice Kheira Leila Tayeb. Belayat a donc usurpé, selon lui, cette place qui revenait de droit à Leila Tayeb. Cela nous amène à dire que le FLN ne verra pas de sitôt le bout du tunnel.  

El Watan

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