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L’UGTT tire la sonnette d’alarme

L’Union Générale des Travailleurs Tunisiens ( UGTT ) estime, dans un communiqué publié ce samedi, que le taux de croissance de 3% annoncé par l’Institut National de la Statstique ( INS ), pour le 2ème trimestre de cette année, « reste en deçà des aspirations, d’autant plus qu’il coïncide avec la dégradation de deux crans de la note souveraine de la Tunisie par l’agence de notation internationale Standard&Poor’s » ( S&P ). « Ce déclassement va influer négativement sur la capacité de l’économie nationale à attirer l’investissement et à réaliser le taux de croissance espéré pour mobiliser les ressources financières prévues pour 2013″, lit-on dans le même communiqué.
L’UGTT considère, aussi, que les indicateurs économiques pourraient encore baisser en raison de la conjoncture actuelle, marquée par les actes de terrorisme à Jbel Châambi et la persistance de la crise politique.
La centrale syndicale a ajouté que « la forte régression enregistrée par les secteurs de l’agriculture et des industries extractives va approfondir la crise, alourdir la charge de la caisse de compensation et dégrader le niveau de vie des citoyens, notamment, les catégories pauvres ».
L’UGTT appelle, par ailleurs, à prendre des « mesures urgentes » pour éviter une crise politique économique et sociale encore étouffante, qui rendra plus difficile la relance économique espérée et ne permettra pas de répondre aux aspirations et aux attentes du peuple.

**Hier encore ,vendredi 16 août ,le secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abbassi, s’est dit inquiet de l’aggravation de la situation actuelle du pays qu’il a qualifiée d’ « inquiétante » et d’« alarmante », appelant les antagonistes politiques à éviter à la Tunisie le scénario égyptien.

Houcine Abbassi a affirmé, lors de la réunion du conseil sectoriel de l’Union, que la situation commande de placer l’intérêt de la Tunisie au dessus de toute autre considération.

Le dialogue, a-t-il dit, reste la seule voie pour résoudre les nombreux problèmes qui se sont multipliés à tous les niveaux « depuis l’accession au pouvoir du gouvernement de la Troika ».

La non conformité du projet de Constitution avec le travail des commissions d’une part, et l’assassinat de Mohamed Brahmi, d’autre part ont été derrière le blocage du dialogue, a-t-il expliqué.

Le secrétaire général de l’UGTT a estimé que l’initiative de la centrale syndicale et celle du patronat (UTICA) qui proposent de maintenir l’Assemblée nationale constituante, fixer un échéancier de ses travaux, dissoudre le gouvernement et le remplacer par un cabinet de compétences nationales apolitique « ne peuvent que servir l’intérêt du pays ». Il a, dans ce sens, souligné l’attachement de l’opposition à ses revendications réclamant la dissolution de l’ANC et du gouvernement, et la formation d’un cabinet de salut national, face à l’ « entêtement » du pouvoir en place et son refus catégorique de dissoudre le gouvernement et la Constituante au nom de la légitimité électorale.

La conjoncture actuelle, a-t-il affirmé, impose l’unification et le consensus afin d’achever au plus vite la phase de transition et organiser des élections transparentes.

Le secrétaire général de la centrale syndicale a déploré la division des Tunisiens, qui, selon lui, a aggravé la crise.

Tunisie Focus

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