mis à jour le

Construction de l’arène nationale à Pikine

Le département de Pikine va abriter la future arène nationale dont le début des travaux a été retenu pour décembre prochain. La construction de cette arène de 20.000 places a suscité quelques contestations. Ainsi, en point de presse, hier, les lutteurs ont-ils exprimé leur ire à l'endroit des détracteurs et se déclarent défenseurs dudit projet.

Le ministère des sports et le comité national de gestion (Cng) ont retenu le département de Pikine pour abriter la future arène nationale. En effet, c'est suite à la coopération entre Dakar et Pékin que la société chinoise nommée China Institute Projet Planning and Research (CIPPR) va construire, à côté du technopôle de Pikine, une arène nationale de 20.000 places. Cependant, certaines personnes disent que la construction de ce complexe pour les lutteurs dans le département de Pikine ne fera qu'intensifier la violence dans la banlieue. C'est pourquoi, en marge d'un point de presse organisé par l'association nationale des lutteurs professionnels en activité au Sénégal (Anlpas), hier, Khadim Gadiaga a recadré le débat. «Pour nous, l'objectif est de demeurer des sportifs de haut niveau et non des incitateurs à la violence, dans la mesure où les lutteurs sont devenus de véritables acteurs de développement dans ce pays», a déclaré Khadim Gadiaga, Sg de ladite association. S'exprimant par la même occasion, Boy Kaïré, président de l'Anlpas, dira que les lutteurs ont toujours revendiqué une arène nationale et ce projet vient à point nommé, d'autant qu'il permettra aux lutteurs de pratiquer leur sport dans les meilleures conditions.

«Les lutteurs, défenseurs du projet»

L'association des lutteurs en activité a encore marqué son adhésion et son soutien à la construction de cette arène nationale. Parce que, selon Khadim Gadiaga, toutes les écuries, y compris, la plupart des amateurs de lutte dans la région de Dakar, sont pratiquement tous de la banlieue, ce qui facilitera évidement les choses pour tout le monde. Pape Diop, ancien lutteur et champion d'Afrique, de déclarer : «j'ai du mal à croire que certaines personnes s'opposent à ce projet. Parce que la lutte n'amène pas la violence et c'est grâce à ce sport que j'ai eu des maisons, des voitures, des femmes». Mais, dit-il, les lutteurs doivent chercher un autre métier car, «la lutte est passagère». Toutefois, les lutteurs ont remercié le président de la République, Macky Sall, le ministre des sports, Mbagnick Ndiaye et tous les initiateurs dudit projet. Cette rencontre a enregistré la participation du lutteur Boy Nar et de Mbaye Diallo, président des entraineurs, entre autres acteurs.

Cheikh Moussa SARR

Rewmi

Ses derniers articles: Remaniement ministériel du 1er Septembre : Comment Mimi Touré a court-circuité Eva Marie Coll  Aliou Cissé:  Nécrologie- Décès du journaliste Abdoulaye Sèye 

construction

AFP

Bénin: au moins 3 morts dans l'effondrement d'un immeuble en construction

Bénin: au moins 3 morts dans l'effondrement d'un immeuble en construction

AFP

Libye: enlèvement de quatre Italiens travaillant dans la construction

Libye: enlèvement de quatre Italiens travaillant dans la construction

AFP

Afrique du Sud: un millier d'ouvriers renvoyés d'une grande centrale en construction

Afrique du Sud: un millier d'ouvriers renvoyés d'une grande centrale en construction

violence

AFP

RDC: les déplacés du Kasaï racontent une violence incompréhensible

RDC: les déplacés du Kasaï racontent une violence incompréhensible

AFP

Violence homophobe: des Tunisiens témoignent dans un film inédit

Violence homophobe: des Tunisiens témoignent dans un film inédit

AFP

En Algérie, "logements-ghettos" et précarité nourrissent la violence urbaine

En Algérie, "logements-ghettos" et précarité nourrissent la violence urbaine