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Cinq blessés, d’énormes dégâts et 180 000 litres de gasoil déversés

Cinq personnes ont été blessées et 180 000 litres de gasoil et plus de 300 tonnes de blé se sont déversés, dans la nuit de mardi à mercredi, à la suite du déraillement d'un train à l'entrée de la ville d'El Harrouch, à moins de 50 km au sud de Skikda. Deux bâtisses ont également été détériorées dont l'une, percutée de plein fouet par un wagon-citerne, s'est carrément inclinée sous le choc. «N'était la présence d'une autre bâtisse qui a servi de cale, cette demeure se serait tout simplement effondrée», témoigne un habitant des lieux. Selon des cheminots rencontrés sur les lieux, l'incident s'est produit vers minuit, à la suite d'une panne relevée dans le système de freinage. «Le convoi, composé de dix wagons, quatre de gasoil et six de blé, était carrément à la dérive. L'avarie du système de freinage a été constatée près de Aïn Bouziane, juste au niveau du PK 48. Le convoi est alors revenu en arrière, sur plusieurs kilomètres. Vu l'importance de la pente, qui dépasse largement les 25° le train, devenu fou, dérivait à une vitesse vertigineuse avant de dérailler aux limites du lotissement n° 4 de la commune d'El Harrouch, non loin de la gare ferroviaire. Si l'incident s'était produit dans la journée, le bilan de cette catastrophe aurait été plus grave», témoigne un cheminot. L'importance du choc était telle que plusieurs wagons-citernes ainsi que les deux locomotives ont été projetés sur plus de 30 m.  Hier encore, les traces du déversement du gasoil sur la chaussée étaient encore visibles. «On a passé toute la nuit à arroser les ruelles du quartier limitrophe de l'incident. Près d'une cinquantaine de camions-citernes ont été utilisés pour minimiser tout risque», rapporte un cadre de la Protection civile. Pour les blessés, la même source précise qu'il s'agit de trois cheminots, le chauffeur, le mécanicien et le chef de train, en plus de deux habitants d'une des deux demeures touchées. Boulahlouba Hacene, l'un des propriétaires des bâtisses touchées par le sinistre, a tenu à dénoncer l'absence de tout soutien psychologique : «On a passé une nuit d'enfer et aujourd'hui les autorités locales se sont distinguées par leur absence. Moi je ne sais plus si je dois passer la nuit ici ou ailleurs.»  

El Watan

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