mis à jour le

Nigeria: Boko Haram bloque le développement du pays, selon les Etats-Unis

L'insurrection meurtrière menée par le groupe islamiste Boko Haram entrave le développement du Nigeria, y attise les tensions entre ethnies et inquiète les voisins du pays le plus peuplé d'Afrique, a déclaré jeudi un haut responsable américain en visite à Abuja.

La sous-secrétaire d'Etat chargée des affaires politiques Wendy Sherman, qui rencontrait ses homologues nigérians pour évoquer les questions de sécurité, a ajouté que les Etats-Unis étaient prêts à aider le Nigeria à "mettre sur pied une stratégie multiforme" pour lutter contre les violences, avertissant toutefois que la répression pure ne constituait pas une solution suffisante.

Le conflit avec Boko Haram, qui dure depuis 2009 ,"a accru les tensions entre les diverses communautés ethniques, interrompu les activités de développement, effrayé les investisseurs et provoqué l'inquiétude des voisins du nord du Nigeria", a dit la diplomate américaine à la presse.

Le groupe est particulièrement actif dans le nord du Nigeria où il veut créer un Etat islamique.

Des violences ont aussi eu lieu aux frontières du Cameroun, du Tchad et du Niger et Boko Haram a revendiqué l'enlèvement d'une famille française au Cameroun en février. Les otages ont été relâchés en avril.

L'armée nigériane mène depuis mai une vaste offensive contre Boko Haram dans ses fiefs du Nord-Eest où l'état d'urgence a été déclaré.

Une solution au conflit "pourrait nécessiter un nouveau contrat social avec les citoyens du Nigeria", a dit Mme Sherman qui a aussi prôné "une stratégie de rétablissement économique en complément de la stratégie sécuritaire du gouvernement".

En dépit des réserves de pétrole dont le Nigeria est le premier producteur africain, une grande partie de la population vit avec moins de 2 dollars par jour et la corruption reste un fléau. La pauvreté est plus marquée dans le Nord à majorité musulmane que dans le Sud pétrolier et à dominante chrétienne.

Mme Sherman a invité le gouvernement du président Goodluck Jonathan, un chrétien du Sud, a gagner le soutien des responsables du Nord dans sa lutte contre la pauvreté.

Elle a répété que les militaires nigérians devaient respecter les règles dans leurs interventions et être punis en cas de pertes dans la population civile.

Les violences de Boko Haram et leur répression souvent brutale ont fait 3.600 morts depuis 2009 selon l'ONG Human Rights Watch.

AFP

Ses derniers articles: Togo : trois morts dans des heurts avec les forces de l'ordre (opposition)  Heurts entre manifestants et forces de l'ordre  L'Afrique doit doubler ses investissements dans les infrastructures 

haram

AFP

La culture du poivron de nouveau autorisée au Niger malgré Boko Haram

La culture du poivron de nouveau autorisée au Niger malgré Boko Haram

AFP

Niger: les combattants de Boko Haram ont jusqu'au 31 décembre pour se repentir

Niger: les combattants de Boko Haram ont jusqu'au 31 décembre pour se repentir

AFP

Cameroun: reddition de membres présumés de Boko Haram dans le nord

Cameroun: reddition de membres présumés de Boko Haram dans le nord

développement

AFP

"La culture a un rôle majeur pour le développement de l'Afrique", selon Magic System

"La culture a un rôle majeur pour le développement de l'Afrique", selon Magic System

AFP

Le roi du Maroc "mécontent" du retard dans le programme de développement d'Al-Hoceima

Le roi du Maroc "mécontent" du retard dans le programme de développement d'Al-Hoceima

AFP

Maroc: le développement du nord est une "priorité stratégique"

Maroc: le développement du nord est une "priorité stratégique"

Etats-Unis

AFP

Mines au Mozambique: Rio Tinto et deux ex-dirigeants inculpés aux Etats-Unis

Mines au Mozambique: Rio Tinto et deux ex-dirigeants inculpés aux Etats-Unis

AFP

Famine: les Etats-Unis vont augmenter leur aide de 575 millions de dollars

Famine: les Etats-Unis vont augmenter leur aide de 575 millions de dollars

AFP

Soudan du Sud: les Etats-Unis proposent une "dernière chance" de sauver l'accord de paix

Soudan du Sud: les Etats-Unis proposent une "dernière chance" de sauver l'accord de paix