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Soumaïla Cissé : ''Je souhaite ne pas ouvrir une page de contestation et d'instabilité''

Le candidat de l'Union pour la République et la démocratie (URD), Soumaïla Cissé, a déclaré solennellement mardi à Bamako qu'il reconnaîtra les résultats qui seront publiés, indiquant souhaiter ne pas ouvrir une ''page de contestation au Mali, au regard de la fragilité de la situation du pays''.

''C'est au regard de la fragilité de la situation du pays que mes alliés et moi ne souhaitons pas ouvrir une page de contestation et d'instabilité au Mali'', a dit Soumaïla Cissé, dans sa déclaration préliminaire lors d'une conférence de presse à Bamako.

''Nous déclarons solennellement accepter les résultats que le gouvernement proclamera. Je n'introduirai aucune requête auprès de la Cour constitutionnelle'', a ajouté Soumaïla Cissé.

Il a rappelé avoir ''rendu visite au président de la République élu pour le féliciter et lui souhaiter plein succès dans ses missions de redressement et de relèvement du Mali''.

''Mes chers compatriotes, c'est une ère nouvelle qui s'ouvre pour notre pays'', a dit Cissé, pour qui la plateforme politique constituée autour du Front pour la démocratie et la République (FDR) composé de son parti et de ses alliés compte ''jouer toute sa partition dans l'½uvre de régénération du processus démocratique, de reconstruction du pays et de restauration de la paix et la stabilité''.

Soumaïla Cissé a toutefois relevé ne pas désavouer son directeur de campagne Gouagnon Coulibaly qui, la veille, avait dénoncé dans des médias de la place, des cas de fraude dans le déroulement de l'élection.

M. Cissé a préféré ''pour ne pas parler autrement'' dénoncer des ''dysfonctionnements'', évoquant, à ce propos, les cas d'''urnes trouvées dans des mosquées'' dans deux quartiers de la capitale dimanche matin, ainsi que des ''urnes remplies'' à 8 heures déjà, ou encore de cette personne qui roulait en moto avec une urne remplie.

Il a également souligné que ''l'armée est intervenue dans les élections''. Ce qu'il a jugé anormal, promettant de dire au président élu de veiller à ce qu'à l'avenir l'armée ne descende pas dans le champ politique, pour des raisons de ''crédibilité''.

''Le Mali a besoin de travail aujourd'hui. Donnons du temps au président de la République, pour que le travail des Maliens ne soit pas bloqué, parce que la Cour constitutionnelle est en train d'examiner des recours'', a-t-il dit.

Aps

Rewmi

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