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De grands dossiers au menu de la tripartite de septembre

Le grand souci du gouvernement est de réduire la facture des importations qui risque d'atteindre un seuil historique de plus de 60 milliards de dollars. La tripartite qui se tiendra en septembre prochain entre le gouvernement, le patronat et l'UGTA sera foncièrement portée sur les questions économiques. Cette orientation, dictée par l'urgence de relancer l'appareil productif national, a été confirmée lundi par le secrétaire général de l'UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd. Selon lui, «les questions d'ordre économique se tailleront la part du lion». Créer des entreprises et booster l'appareil productif national va assurément dans le sens de l'amélioration du pouvoir d'achat des Algériens, a encore souligné Sidi Saïd. Cette rencontre, très attendue par le monde économique mais aussi par celui du travail, constituera en effet un «grand tournant» dans la vie économique nationale. Mettre l'argent dans l'utile C'est lors de cette réunion que la nouvelle stratégie industrielle concoctée par le ministère de l'Industrie, sous l'égide du nouveau responsable du secteur, Cherif Rahmani, sera présentée dans le détail et discutée. C'est aussi lors de cette rencontre que le gouvernement annoncera les différentes mesures préparées pour, entre autres, faciliter l'accès au crédit pour l'investissement, assouplir les procédures de création d'entreprise, permettre un accès rapide au foncier industriel et améliorer de manière substantielle le climat des affaires dans notre pays, dans le but de booster la machine productive nationale. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait déjà montré la voie en appelant à redéfinir les priorités et à financer plus l'appareil productif national. Il avait indiqué que «beaucoup de procédures seront incluses dans la loi de finances complémentaire pour 2013 (...) pour faciliter davantage les procédures pour les investisseurs, surtout pour les investisseurs algériens». Le ministère de l'Industrie a lancé un avis d'appel à projets dans 18 domaines bien identifiés et encadrés. Il a également lancé un appel à partenariat entre les entreprises publiques et le privé national et étranger. Le grand intérêt du gouvernement pour l'investissement et la création d'entreprises de production, notamment industrielle, s'explique à la fois par sa volonté de réduire la facture des importations - qui risque d'atteindre un seuil historique de plus de 60 milliards de dollars - mais aussi par la nécessité de créer de l'emploi. Le chômage endémique dans de nombreuses régions du pays est devenu source de tensions et d'instabilité. Des populations entières se sont soulevées, ces derniers mois, pour réclamer du travail dans un pays dont la source richesse reste le pétrole. 87 bis ou la fin d'une injustice Lors de cette rencontre, il sera en outre question de trouver des solutions aux contraintes rencontrées par les PME. Des contraintes liées à la problématique de recours aux nouvelles technologies de l'information et de la communication, au blocage de l'information économique, au recours obligatoire  au crédoc, à l'accès des entreprises aux projets de loi à caractère économique et à l'inutilité économique des chambres de commerce. A cette nécessaire relance économique se greffent une multitude de revendications d'ordre professionnel et salarial. Des questions qui seront également abordées lors de cette tripartite. Améliorer la production veut également dire intéresser et motiver les travailleurs. Car sans eux, rien ne pourra se faire. Sur le plan social, le principal dossier reste celui de l'examen des propositions d'amendements de l'article 87 bis relatif aux relations de travail. La suppression de cet article controversé a été, pendant de longues années, le cheval de bataille de la centrale syndicale. Cette année, un compromis semble avoir été trouvé. L'article 87 bis ne facilite pas la tâche du gouvernement en matière d'augmentation des salaires et crée beaucoup de problèmes, avait reconnu le ministre du Travail, Tayeb Louh. Cet article stipule que le salaire national minimal garanti (SNMG) englobe le salaire de base, les primes et les indemnités quelle que soit leur nature, à l'exception des frais de mission.

El Watan

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