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Algérie: l'ex-ministre de l'Energie Khelil prêt à comparaître

L'ex-ministre algérien de l'Energie Chakib Khelil s'est déclaré prêt à comparaître devant la justice algérienne qui a lancé un mandat d'arrêt international contre lui pour corruption, dans un entretien au quotidien arabophone Echorouk paru mercredi.

"Oui, je suis prêt à comparaître devant la justice algérienne et je répondrai présent à toute convocation", a déclaré l'ancien ministre dans un entretien téléphonique depuis Washington, en disant attendre de recevoir une convocation du procureur.

Un mandat d'arrêt international a été lancé contre M. Khelil, 74 ans, son épouse, ses deux fils et 17 autres personnes dans le cadre d'une affaire de corruption touchant des marchés accordés par l'entreprise publique des hydrocarbures Sonatrach à des firmes étrangères.

Selon la justice italienne, qui enquête en particulier sur un marché passé avec la Saipem, filiale du géant italien ENI, les commissions portent sur des dizaines de millions de dollars.

M. Khelil, ministre de l'Energie pendant plus de 10 ans après avoir dirigé la Sonatrach, a expliqué ne pas s'être présenté pour des raisons de santé à une première convocation de la justice algérienne le 20 mai.

"J'étais malade et c'est mon médecin qui m'a empêché de voyager", a précisé l'ancien ministre.

Il a enfin démenti détenir un passeport américain, comme l'affirme le procureur général d'Alger Belkacem Zeghmati, alors qu'il a longtemps étudié et vécu aux Etats-Unis. Il était revenu en Algérie en 1999 pour y prendre des fonctions peu après l'arrivé au pouvoir d'Abdelaziz Bouteflika, qu'il connait depuis l'enfance. 

"Je ne détiens pas la citoyenneté américaine, ni aucune autre nationalité, je porte la nationalité algérienne et je voyage avec mon passeport algérien", a-t-il affirmé en se déclarant "surpris" que sa famille soit impliquée dans le scandale.

"Ma femme et mes enfants n'ont aucune lien avec mon travail", a poursuivi M. Khelil, qui a longtemps été un ministre tout-puissant sur l'échiquier algérien, avant d'être éclaboussé en 2010 par un premier scandale de corruption à la Sonatrach qui lui a coûté son porte-feuille.

En février, le parquet d'Alger a ouvert une nouvelle enquête, dite "Sonatrach II", sur une affaire de corruption liée à des contrats entre le groupe italien ENI et Sonatrach, dans lequel l'ancien ministre serait lourdement impliqué.

 

AFP

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