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Confidence " L'Imam de mon quartier m'a engrossée, il refuse de reconnaitre la paternité de l'enfant "

Oumy Ndoye* conte la mésaventure qu'elle a eue à l'age de quatorze ans. Elle travaillait comme femme de ménage, lorsque l'époux de la maitresse abusait d'elle. Aujourd'hui, elle veut que l'homme reconnaisse son fils même si bien des années ont passé.

" J'ai eu un enfant naturel, mais jusqu'à présent, mon garçon n'est pas déclaré à l'état civil. Les années passent et je note que mon fils n'existe pas juridiquement. Son père refuse de me donner sa carte d'identité nationale, pour que mon enfant puisse obtenir son extrait de naissance. J'ai contracté la grossesse alors que je travaillais comme femme de ménage. Cela faisait trois mois que j'avais pris service dans cette maison. Je commençais à me familiariser à la routine, puisqu'un jour, je suis arrive vers les coups de huit heures pour me mettre immédiatement au travail. On aurait dit que la maitresse de maison m'attendait pour quitter le domicile; elle est partie à son travail puisqu'elle officie comme institutrice. C'est avec insouciance que j'ai remarqué que l'époux de ma patronne avait fermé la porte d'entrée à clé. J'ai continué à balayer la maison. Mais aussitôt a-t-il fini de clore la porte qu'il m'a subitement projetée sur le lit. Il m'a étranglée, il proférait en même temps des menaces de mort, en m'exigeant de garder le silence. Il m'a prise de force.

Il m'a violée une seconde fois

Après l'acte sexuel, j'avais du mal à reprendre mes esprits; je suis restée inerte sur le lit. Il m'a demandé d'une voix autoritaire de quitter . Je ne me suis pas exécutée, et je suis restée allongée jusqu'aux environs de dix heures. Je me suis ensuite efforcée à me lever pour prendre un bain. Je me suis aussitôt remise au lit. La maitresse de maison m'a demandé, à sa descente, ce qui se passait : je n'ai pipé mot. Aux alentours de dix sept heures, elle a demandé à ses enfants de me raccompagner jusque chez moi. Après ces faits,je me suis absentée dix jours à mon travail, puisque j'ai mis du temps à me remettre de ce choc. Ma mère m'a demandé de retourner au boulot. J'y suis allée mais l'époux de ma patronne a récidivé le même jour. Je nettoyais les toilettes, lorsqu'il a saisi mon cou pour m'étrangler. Il venait de me violer une deuxième fois. J'ai quitté les lieux dès qu'il a relâché son emprise sur moi. C'est ainsi que j'ai cessé de travailler là-bas. J'étais âgée à l'époque de quatorze ans. Ma mère n'a rien su. Mais à la nuit tombée, il est venu dire à ma maman qu'il voulait que j'arrête mon service à leur domicile, puisque des vacancières venaient d'arriver.

" Mon bourreau est un imam "

Toutefois, j'ai rompu mon silence lorsque j'ai eu quatre mois de grossesse. Ma mère a eu du mal à contenir sa colère lorsque je lui ai indiqué l'auteur de ma grossesse. Parce que l'époux de ma patronne était assez âgé et connu dans la localité; c'est un maitre coranique. Il n'avait pas nié les faits lorsque ma mère a eu à le contacter; il a reconnu sans détour être l'auteur des faits. Aussi a-t-il essayé de s'amender, en disant qu'il s'agissait d'une erreur. Il a ensuite remis cinq mille francs cfa à ma mère pour que j'effectue ma première consultation prénatale. On l'a appelé le lundi, mais c'était pour le voir se rétracter à cause de sont statut d'Imam. Il a par la suite remis quinze mille francs pour les besoins de l'échographie. C'est quelques jours plus tard qu'il a été catégorique avec nous, en nous annonçant que sa femme lui avait demandé de ne pas reconnaitre l'enfant. C'était ensuite pour l'entendre dire que nous ne pouvions rien faire puisqu'il était un habitué des faits. Ces dires n'auront servi à rien car mes parent ont alors entamé une procédure contre lui. Il a été condamné pour viol et détournement de mineur. Il était d'ailleurs en prison lorsque mon fils naquit.

Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis ce temps. Mon fils est actuellement agé de huit ans; il est scolarisé certes mais jusqu'à présent, son père refuse de le reconnaitre. Pourtant son père et lui se ressemblent comme deux gouttes d'eau. Je veux qu'il reconnaisse son fils. Pour cela, je suis prête à un arbitrage par teste Adn, pour déterminer la paternité de l'enfant. Il refuse carrément de le faire, mais je suis résolue à tout pour poursuivre mon combat, afin que mon fils obtienne enfin ses papiers à l'état civil ".

La Tribune

* Nom d'emprunt


Rewmi

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