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Atelier sur la protection du patrimoine culturel : AFIN QUE L’IMPLICATION SE RENFORCE

Le fait culturel intéresse aussi les humanitaires qui doivent l'intégrer dans leurs activités  

L'événement intitulé « atelier de formation en conseil, appui humanitaire et protection du patrimoine culturel » patrimoine culturel a débuté hier au Centre international des conférences de Bamako. La session est destinée aux ONG et associations humanitaires pour que ces dernières prennent en compte la dimension du patrimoine culturel dans leurs activités. Il s'agit également de faire connaître aux participants les conventions internationales ratifiées par le Mali et les mesures législatives et réglementaires nationales régissant la protection du patrimoine culturel. L'impact de la crise que vient de traverser notre pays sur le patrimoine culturel figure également en bonne place dans le programme de travail.

La cérémonie d'ouverture officielle était présidée par le ministre de la Culture Bruno Maïga qui a noté que l'atelier se tient à un moment opportun en permettant aux participants non seulement de se familiariser avec les notions de base du patrimoine, mais aussi d'intégrer la dimension culturelle dans leurs activités quotidiennes, et d'élargir leur champ d'intervention à la culture en tant que droit humain fondamental. « Cette nouvelle expérience contribuera à renforcer vos liens avec les communautés concernées et a établir la confiance mutuelle. Elle vous préparera à une communication interculturelle appropriée, susceptible de faciliter vos relations avec les groupes cibles », a indiqué le ministre.

Revenant sur l'occupation récente des régions du Nord par les groupes armés terroristes qui en ont depuis été chassés, Bruno Maïga a évoqué les effets dévastateurs engendrés par cette grave crise sécuritaire aux conséquences humanitaires et culturelles désastreuses pour la population et le patrimoine culturel : déplacements des populations, destruction de nombreux monuments historiques, de lieux de mémoire et de manuscrits anciens, pillage intensif des sites archéologiques, interdiction et ébranlement des pratiques et traditions culturelles. Même les biens inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO que sont Tombouctou  et le Tombeau des Askia à Gao n'ont pas été épargnés par les imposteurs qui dans leur furie aveugle se sont comportés en violation flagrante du droit international.

Pourtant, a poursuivi Bruno Maïga, ce patrimoine culturel riche et diversifié est protégé par les conventions et dispositions du droit international humanitaire, notamment la Convention de 1954 et les protocoles pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, ainsi que les textes législatifs et réglementaires régissant le patrimoine culturel national. Depuis le début de  notre crise, la communauté internationale, à travers l'UNESCO, n'a cessé d'exprimer sa préoccupation et de condamner les actes criminels de destruction délibérée des biens culturels, en particulier les mausolées et les manuscrits de Tombouctou.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté au moins deux résolutions dont la 2085 relative à la protection du patrimoine culturel du Mali. Dix appels ont été lancés entre avril 2012 et janvier 2013, exhortant l'ensemble des parties au respect de la préservation des sites et biens culturels, et demandant la mobilisation de la communauté internationale au soutien des efforts des autorités nationale en faveur de la protection de notre patrimoine culturel.

La directrice générale de l'UNESCO a même adressé une lettre au procureur de la Cour pénale internationale (CPI) pour exprimer la disponibilité de l'UNESCO à fournir son assistance aux enquêtes sur la destruction des biens culturels du Nord. Suite à ces échanges, le gouvernement du Mali et l'UNESCO ont entamé une coopération avec la CPI pour contribuer à l'enquête ouverte sur la situation au Mali, conformément à ses statuts qui qualifient parmi les crimes de guerre « le fait de diriger intentionnellement des attaques contre des bâtiments consacrés à la religion, à l'enseignement, à l'art, à la science ou à l'action caritative, des monuments historiques, des hôpitaux et des lieux où des malades et des blessés sont rassemblés, pour autant que ces bâtiments ne soient pas des objectifs militaires ».

Y. DOUMBIA

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