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Fruits et légumes

Ces produits viennent d'Europe, du Maroc et du Sénégal

Pomme de terre, oignon, carotte, tomate, chou, ail et haricot vert provenant de ce pays sont devenus incontournables dans l'approvisionnement correct de nos marchés

En cette période hivernale, notre marché présente depuis bientôt deux mois, un autre visage. En effet, les produits frais, les fruits et légumes produits localement ont disparu du marché. Les rares produits frais qui arrivent de l'intérieur sont de très mauvaisequalité. Le climat et la saison y sont certes pour quelque chose. Ainsi, certains produits comme l'oignon frais semble presqu'introuvable sur le marché national. Et les commerçants de ces produits se rabattent désormais sur le made in Sénégal et le made in Maroc.  Aujourd'hui, ces importations arrivent en force sur le marché. Ainsi, sur les étals de fruits, légumes et les agrumes sont dominés par les produits d'importation. Ils nous viennent d'un peu partout (Europe, Maroc, sous-région et Sénégal). Dans les différents marchés de notre pays, des énormes oignons blancs, rouges ou violacés sont quotidiennement arrachés par les ménagères au grand bonheur des commerçants. Le niveau d'imprégnation du marché de ces produits est tel qu'on se demande bien qui sont les acteurs de ce commerce très juteux, d'où nous viennent ces produits et quels sont leurs niveaux de qualité ? Le Maroc et même l'Espagne. En effet, les pommes, oranges, raisins et clémentines du Maroc sont bien connues des consommateurs maliens puisque la culture de ces fruits n'est pas encore répandue dans notre pays. Seulement, la nouveauté, ces dernières années, est le volume de plus en plus important des arrivages de pomme de terre, d'oignons et tout dernièrement de carottes, choux, tomates et autres légumes. En effet, ces produits qui nous viennent du Maroc via la Mauritanie sont convoyés par des opérateurs nationaux qui squattent les marchés de gros de Médine. Des dizaines de camions garés tout au long du stade Omnisport déchargent quotidiennement leurs cargaisons à la demande des clients venant de partout à travers le pays. Ici, les acteurs principaux ne se font pas prier pour dévoiler leurs recettes. Il faut noter que ce commerce très florissant regroupe une multitude d'acteurs et d'importateurs. Mamadou Sylla est un importateur confirmé des produits. Selon lui, il faut d'abord et surtout d'un commerce saisonnier. « D'habitude, je suis acheteur, c'est dire que, nous sillonnons l'intérieur du pays à la recherche de produits frais pour ravitailler la ville de Bamako et les régions de Koulikoro et Kayes. Il faut dire que la région de Sikasso était notre première destination. Mais depuis quelques années, à cause certainement des facteurs climatiques et la non promotion de culture de légumes et fruits dans notre pays, pendant certaines périodes, ces produits se font rares sur le marché intérieur. C'est le cas de la période hivernale. Ainsi, depuis bientôt cinq années, on part chercher ces produits dans les marchés sous régionaux notamment le Sénégal et le Burkina Faso. Malheureusement, dans ces pays aussi, nous assistons aux mêmes problèmes. C'est ainsi qu'au Sénégal, on a entendu parler de la forte production du Maroc et des facilités d'importation. Après des enquêtes à ce niveau, nous nous sommes donc lancés dans ce circuit », développe notre interlocuteur. Spéculation. Selon Mamadou Sylla, le circuit marocain des légumes et agrumes est très facile. « On fait la commande à partir de la Mauritanie et nous sommes aussitôt ravitaillés par ce pays. Mieux, la Mauritanie dispose de parc de véhicules adaptés à ce genre de produits (camions frigorifiés et autres gros porteurs en bon état). Au depuis, on importait des oignons et la pomme de terre seulement, mais aujourd'hui, il y a les carottes, chou, betteraves, les poivrons et les grosses tomates », révèle le commerçant. Il faut dire que ce commerce très florissant a attiré beaucoup d'importateurs de fruits et légumes de notre pays et même les importateurs d'autres secteurs s'y sont mis. Ainsi, en plus du Maroc, nos commerçants importent également le made in Espagne. Dramane Diallo, autre habitué du secteur s'est fortement investi dans le made in Espagne. Selon lui, tout se négocie au niveau du marché mauritanien. « Là-bas, comme les négociants marocains, les négociants espagnols aussi nous abordent. Ils nous proposent leurs produits qui semblent être de meilleure qualité. Les prix sont aussi abordables et les conditions proposées sont meilleures. C'est la loi du marché, le commerçant est toujours attiré par les facilités. Nous importons donc des oignons et pommes de terre espagnols », a indiqué le commerçant en ajoutant qu'il s'agit d'un commerce purement périodique. Les prix ne baissent pas. Il faut dire que cette importation massive de produits frais et légumes vers le Maroc et l'Espagne n'a malheureusement pas d'incidence sur les prix. En effet, les prix de ces produits ne cessent d'enregistrer de hausses considérables depuis deux mois. Cela au grand dam des ménagères. Pire, les spéculateurs se sont rabattus sur ces produits essentiels du panier de la ménagère pour chercher le maximum de profits. En effet, depuis, l'annonce de cette période propice aux grandes demandes, les légumes et les produits frais ont pris de l'ascenseur. Et les vendeurs et vendeuses de condiments se donnent à c½ur de joie à la spéculation. Aujourd'hui, oignons, tomates, pommes de terres, carottes, haricot vert, poissons frais et autres légumes frais s'illustrent déjà par leur cherté. Ainsi, depuis un mois, les marchés de condiments de la capitale font le yo-yo. Et un tour au marché de Médine Coura, nous a permis de constater que les ménagères auront des soucis à se faire pour concocter les savoureux plats dans le mois à venir. Ici, depuis lundi, des cargaisons de légumes affluent à un rythme soutenu. Mais, dès leurs arrivées, des véhicules transportant les légumes sont pris d'assaut par les commerçants de l'intérieur. Et les éternels marchandages entre les grossistes et détaillants battent leur plein. Malgré cette abondance apparente les prix n'ont pas baissé au contraire ils ont notoirement flambé. Mme Traoré Awa Diarra, une autre grossiste de légumes confirme la tendance haussière des légumes. Elle a assuré qu'elle a acheté le kilogramme de carottes à 800 Fcfa. « Pendant cette période, tous les produits frais prennent de l'ascenseur. Par exemple, les oignons et la pomme de terre sont passés à la veille de la fête à 700, 800 voire 900 Fcfa/kg. Cependant, nous avons remarqué que les carottes importées présentent un calibre et un goût assez meilleur par rapport à ceux produits dans les jardins maliens. Tous les produits frais sans exception sont actuellement sous tension. Mais nous n'en pouvons rien. Nous sommes obligés de vendre comme ça », indique t-elle. « Il y n'a pas de production de pomme de terre et oignons au Mali pendant l'hivernage. Nous sommes obligés de recourir aux pommes de terre marocaines pour ravitailler le marché national, il faut donc se contenter de cela en attendant la production locale de meilleur goût d'ailleurs », indique la commerçante. Comme la plupart des ménagères rencontrées au marché de légume de Dibiba, Mme N'Diaye Fanta Traoré est désemparée. « Tout est devenu cher, les prix des condiments ont grimpé de façon inexplicable. L'oignon est aujourd'hui cédé à 600 à 700 Fcfa le kilogramme. La pomme de terre est passée du jour au lendemain de 400 à 800Fcfa/kg. Les légumes comme la tomate, le chou, la carotte, le poivron, le céleri, le persil et le piment sont inabordables», lance t-elle très dépitée en invitant les autorités à surveiller ce marché surtout sur la qualité des prix. Bref, aujourd'hui, « Maroc » est ancré dans le jargon commercial de notre pays. Si ce nouveau circuit d'approvisionnement qui est de plus en plus important a rendu plus accessibles certains produits en période, les prix restent malheureusement très élevés. Les gros oignons et pomme de terre marocaines se commercialisent jusque dans les régions du Nord ainsi que dans les coins les plus reculés du pays.

D. DJIRE

Pétrole : LES COURS PROGRESSENT 

Les cours du brut progressaient mardi en cours d’échanges européens, portés par des spéculations sur une nouvelle baisse des stocks américains de pétrole et des craintes sur l’offre de brut en Libye. Hier, Vers 10H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 109,82 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 85 cents par rapport à la clôture de lundi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour la même échéance gagnait 95 cents, à 107,05 dollars. « Les prix de brut se sont appréciés au cours des échanges matinaux, avec le WTI atteignant un plus haut en une semaine, car les investisseurs spéculent sur (l’évolution) des stocks de pétrole américains », expliquait Kash Kamal, analyste chez Sucden. Le Département américain à l’Energie (DoE) doit donner aujourd'hui le niveau des réserves de pétrole aux Etats-Unis pour la semaine terminée le 9 août. Selon Addison Armstrong, chez Tradition Energy, les stocks de brut auraient reculé de 900.000 barils et ceux d’essence, très surveillés en pleine saison estivale des grands déplacements en voiture, de 1,9 million de barils. Par contre, les réserves de produits distillés (qui comprennent le gazole et le fioul de chauffage) auraient progressé de 500.000 barils, selon la même source. Mercredi dernier, le DoE avait fait part d’une baisse de 1,3 million de barils des stocks de brut pour la semaine achevée le 2 août. Très attentivement suivie par les analystes, l’évolution des réserves de brut des États-Unis influence les prix du pétrole puisque la première économie mondiale consomme un cinquième de la production mondiale d’or noir. Parallèlement, le Brent était soutenu par la poursuite des troubles dans les installations pétrolières libyennes, notaient plusieurs analystes. « La situation en Libye reste tendue. Les deux principaux terminaux pétroliers du pays, à Es Sider et Ras Lanuf, ont dû être de nouveau fermés (lundi) à cause de nouvelles grèves », rapportaient les analystes de Commerzbank. « Les grèves, qui durent depuis deux semaines dans les ports et quelques sites d’exploitation, ont fait chuter la production pétrolière libyenne sous les 500.000 barils par jour », précisaient-ils. Dans des conditions normales, la Libye pompe 1,6 million de barils par jour. Enfin, les opérateurs scruteront les indicateurs macroéconomiques américains attendus cette semaine, espérant y trouver un indice sur la stratégie de ralentissement de la politique monétaire accommodante de la Réserve fédérale américaine (Fed), rappelait Kash Kamal. Si la reprise de l’économie américaine continue de se consolider, la Fed pourrait réduire ses injections mensuelles de liquidités, à hauteur de 85 milliards de dollars, dès septembre. Or certains craignent que la reprise économique aux Etats-Unis, premier consommateur mondial d’or noir, et donc sa consommation énergétique, pâtissent de cette diminution des mesures d’aide de la Fed.

A. F. P

L'essor

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