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La revue de la presse- La grève dans les transports et ses conséquences au menu des quotidiens

La grève transporteurs, à l'appel du Syndicat national des travailleurs des transports routiers du Sénégal (SNTTRS), est largement relayée par les quotidiens dont certains reviennent dans le même temps sur la décision des grévistes de suspendre leur mouvement en attendant la reprise des négociations, avec le gouvernement.

Ces grévistes dont le syndicat est affilé à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) ont soumis aux pouvoirs publics une plate-forme revendicative de 12 points s'insurgent contre le permis à point, la cherté du carburant, le système de gestion de la nouvelle gare-routière "Beaux-maraîchers", etc.

Les transporteurs de la CNTS suspendent leur grève "après une journée de galère", souligne Le Populaire, ajoutant que ce mot d'ordre a eu "de lourdes conséquences sur l'économie". Le journal annonce que les négociations entre le gouvernement et les syndicalistes vont se poursuivre cet après-midi.

Pour L'Observateur également, "les transporteurs (ont paralysé) tout le Sénégal". Le journal écrit : "Ça a chauffé hier dans tous les coins du pays. La grève des transporteurs a causé un mal profond aux usagers de la route. Des désagréments ont été notés çà et là, tant à Dakar que dans les autres régions du Sénégal".

Selon L'Observateur, "c'est une manière pour les syndicalistes (...) de démontrer leur force de frappe au régime en place". "La grève fait mouche", renchérit Sud Quotidien.

Abordant le sujet, Le Quotidien se demande "pourquoi les grévistes nous prennent en otage ?". En effet, explique le journal du groupe Avenir communication, "derrière tous le discours de persuasion du bien-fondé de ce mouvement d'humeur, distillés ça et là, se cache en réalité, des non-dits, relativement aux vrais motifs de la grève".

Selon les informations recoupées par le journal, "(...) la vraie raison de cette grève réside dans le rejet de la soumission des grévistes pour le marché de la gestion de la nouvelle gare-routière (Baux-maraîchers), sise à Pikine". "Ce marché gagné en définitive par la société de location de véhicules, SENECARTOURS, leur est resté en travers la gorge".

Walfadjri, sur la base d'un document du ministère des Transports, souligne que "cette grève n'est pas motivée par le rejet de la candidature de Alassane Ndoye (le secrétaire général du SNTTR) qui avait postulé pour gagner le marché de la nouvelle gare-routière (...)".

Ce mouvement cache également des enjeux financiers, d'après le ministère des Transports cité par le quotidien, soulignant que "rien que pour la région de Dakar, c'est au minimum 1, 65 milliard de francs CFA, par an, qui est indûment soustrait aux usagers sans (...) contrepartie pour la modernisation du système de transport (...)".

Relevant "l'anarchie, l'insécurité dans les gares-routières, les accidents mortels" dans les transports, Le Soleil estime que c'est un secteur "à moderniser". "L'avenir du secteur se trouve dans sa modernisation. Quand le véhicule du progrès s'apprête à quitter la gare, écrit le même journal, il faut prendre place à bord. Un coup d'accélérateur dans ce sens vaut mille fois mieux qu'un coup de frein".

Aps

Rewmi

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