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Algérie : un mandat d’arrêt international à l’encontre d’un ex-ministre

Le scandale de la Sonatrach, la Société nationale pour la recherche, la production, le transport, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures, est à nouveau au centre de l’attention en Algérie. La justice algérienne vient d'annoncer avoir lancé des mandats d’arrêt internationaux contre neuf personnes, dont l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, sa femme, ses enfants et un de ses hommes de confiance, Farid Bedjaoui. Ils sont soupçonnés d’être au coeur d’une affaire de corruption de grande envergure.

L'ex-ministre de l'Energie, sa femme, ses enfants, son ancien chef de cabinet et son homme de confiance… C'est tout l'entourage de Chakib Khelil qui est visé par le mandat d'arrêt international lancé par l’Algérie, car c'est bien lui qui était responsable de la Sonatrach, l'entreprise nationale de pétrole du pays. Mais, si le geste de la justice a été salué par les Algériens, les doutes persistent sur les véritables intentions du procureur d'Alger.

Tout a commencé en janvier 2010, lorsque le PDG de la société nationale d’hydrocarbure est suspendu de ses fonctions et écope d’un an de prison. La justice algérienne suspend aussi trois des quatre vice-présidents de la firme. Tous sont soupçonnés de malversations. A cette époque, la Sonatrach est sous la tutelle du ministre de l’Energie, Chakib Khelil, un proche du président Bouteflika. Le ministre est à son tour très vite soupçonné d’être une clé majeure de cette affaire de détournement de fonds.

Plusieurs entreprises internationales auraient versé des dessous de table à l’entreprise nationale algérienne de pétrole contre l’obtention de marchés. Des entreprises canadiennes, italiennes, espagnoles et irlandaises auraient utilisé cette méthode. En tout, plus de dix groupes étrangers sont sous le coup d’une enquête pour avoir versé des pots-de-vin à la Sonatrach. Ce sont des centaines de millions d’euros qui seraient ainsi tombées dans l’escarcelle de la Sonatrach.

Mais, depuis l'arrestation du PDG de la Sonatrach en 2010, plus grand-chose. Pourtant, la presse a révélé de nombreux détails. Les intermédiaires, les entreprises étrangères impliquées, les dizaines de millions d'euros cachés à Singapour. Les protagonistes eux vivent désormais aux Etats-Unis, en Suisse ou à Dubaï. Pour les experts de la lutte anticorruption, ce mandat d'arrêt n'est en fait qu'une nouvelle étape dans une série de règlements de compte à la tête de l'Etat. Chakib Khelil est un proche du président Abdelaziz Boutelfika.

Et si la justice algérienne est critiquée, c'est vers l'Italie que les regards se tournent aujourd'hui. Le parquet de Milan a lancé une enquête sur le versement de commission pour l'obtention de contrats pétroliers. Et c'est à Milan qu'a été lancé il y a une semaine, un mandat d'arrêt contre le principal intermédiaire algérien de cette affaire.

RFI

L'essor

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