mis à jour le

Manifestation à Tunis, 9 mars 2013 / REUTERS
Manifestation à Tunis, 9 mars 2013 / REUTERS

Tunisie: qui sont les femmes de la transition?

Grâce à la loi sur la parité, de nombreuses femmes tunisiennes occupent des fonctions politiques. Portrait de ces nouvelles dirigeantes.

Au moment de la «révolution du Jasmin», les femmes ont été nombreuses à se mobiliser, à vouloir s’engager en politique ou dans la société civile. La Tunisie assiste alors à l’émergence d’une nouvelle génération de personnalités fortes et de leaders féminins.

A l’occasion de la journée tunisienne de la femme le 13 août, le site Web Manager Center fait le portrait de ces femmes qui écrivent l’avenir du pays. Grâce à la loi instaurée par le gouvernement de transition en 2011 sur la parité totale et l’alternance, de nombreuses femmes politiques ont atteint le haut de l’affiche politique et ont pu intégrer l’ANC, explique WMC.

Des femmes de tête à l'ANC

Au premier rang, la vice-présidente de l’ANC Meherzia Laabidi, du parti Ennahda. D’après le site, elle n’hésite pas à se déplacer sur le terrain pour prendre la parole, mais n’est guère appréciée par l’opposition, ni par son propre camp, qui rejette l’idée de sa candidature à la présidence.

L’article évoque également la très médiatique Sonia Ben Toumia: la députée islamiste fait régulièrement la tournée des plateaux de télévision, où elle montre davantage son sens de l’humour que ses qualités politiques.

A l’inverse, le site applaudit l’honnêteté sans failles de Fattoum Attia, une autre députée d’Ennahda. Celle-ci n’hésite pas à désavouer son parti ou à reconnaître publiquement ses erreurs devant ses électeurs.

Ennahda est sans conteste le parti qui a introduit le plus de femmes à l’ANC. Mais l’article déplore que le parti n’ait pas su les faire évoluer: beaucoup de politiciennes, pourtant distinguées lors des campagnes électorales, sont retombées dans l’oubli. D’autre part, elles sont peu nombreuses à être élues au Majliss Chourra, le conseil consultatif du parti islamiste, ajoute le site.

Dans les autres partis de la majorité, WMC liste aussi Lobna Jeribi, députée du parti de centre-gauche Ettakatol. D’après le site, elle est très attachée aux principes de transparence et d’ouverture au sein du gouvernement et la majorité l’apprécie grandement.

Au sein de l’opposition, l’article met en avant Selma Mabrouk, députée d’Al Massar. Fortement engagée dans la lutte pour l’égalité hommes-femmes, c’est elle qui a alerté la population quant aux dangers de la proposition de loi d’Ennahda sur la «complémentarité» et non pas «l’égalité» des sexes en août 2012.

Les femmes de la transition ont donc un grand potentiel dans l’avenir démocratique de la Tunisie, selon WMC. Mais pas forcément dans la politique, conclut l’article: elles sont également nombreuses à s’engager dans la société civile, à lutter contre la pauvreté, à prendre des initiatives citoyennes…

Lu sur WMC

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

Ses derniers articles: Pour la première fois, un vaccin contre le paludisme va être testé à grande échelle  L'île où les millionnaires africains deviennent encore plus riches  La dernière monarchie absolue d'Afrique veut interdire le divorce 

femmes

AFP

Nigeria: une vingtaine de femmes enlevées par Boko Haram

Nigeria: une vingtaine de femmes enlevées par Boko Haram

AFP

Nigeria: attentat suicide déjoué, deux femmes tuées

Nigeria: attentat suicide déjoué, deux femmes tuées

AFP

Nigeria: trois tués et sept femmes enlevées par Boko Haram

Nigeria: trois tués et sept femmes enlevées par Boko Haram

femmes politiques

sexisme

Les «dames de fer» n'existent que dans la tête des hommes

Les «dames de fer» n'existent que dans la tête des hommes

Journée de la femme

Journée de la femme

L’hommage historique de Tunisair aux femmes

L’hommage historique de Tunisair aux femmes

Feminisme

Le rêve volé des femmes tunisiennes

Le rêve volé des femmes tunisiennes

Journée de la femme

Quand les Africaines osent

Quand les Africaines osent