mis à jour le

Vampirisme et opportunisme politique : Chassez le naturel, il revient au galop

Au soir du coup d'état du 22 mars 2012, nous étions nombreux à soutenir mordicus, que le Mali d'ATT avait dévalée les pentes rocailleuses et serpentées de Koulouba avec lui. Que, les maliens ne badineraient plus avec leur honneur, leur sens patriotique, que plus jamais, ils ne réclameraient de polos  ou de pagnes à l'occasion d'éventuels scrutins, qu'ils n'accepteraient plus jamais la compromission sous quelque forme que ce soit, qu'ils rejetaient toutes idées de consensus en refusant des miettes pour l'entièreté d'une opposition quoique rude, que, que, que.

Au bureau de vote de Sébeninkoro, (photo maliweb.net)

Mais voilà, que nous nous sommes faits rattrapés par nos caractères que même, Hollande qui a sauvé notre pays, partant notre dignité à rester maliens vivant dans un pays laïc, ne réussira à sauver. Rattraper par notre dépendance à l'argent électoral, aux polos, aux pagnes. Mais hélas, voilà  nos politiques qui, clamant sur tous les toits, qu'ils ont compris, qu'ils ne tomberaient plus dans l'abjecte propension du ''moi'' sordide et dévastateur, râler derrière le nouveau prince, que beaucoup d'entre eux avaient entamé leur campagne en le vouant aux gémonies.

Des 27 candidats alignés au 1er tour, près de 21, n'ont pas attendu la proclamation officielle des résultats par la Cour Constitutionnelle, pour répandre leur peste. Tous soutiennent IBK. Il est celui en qui, ils se  reconnaissent, que leurs différents programmes se ressemblent comme deux gouttes d'eau.

Mon Dieu, bon Dieu ! De ressemblances de programmes, ils n'attirent pour ainsi dire, que l'attention du nouveau président qu'ils voient déjà à Koulouba. Qui pour un poste de ministre, de député, de PDG, de DG et même d'ambassadeur. Tout comme sous ATT. Tant pis pour le Mali, les maliens qui sont massivement sortis pour voter IBK. Ils risquent si, IBK ne faisait pas attention de retourner les pouces, maudissant le jour où, ils ont crû au changement avec le Kankelentigui.

Tout sauf l'opposition, ou en tout cas, la bouche ensanglantée.
Déjà, dans les bureaux et grins de la capitale, le refrain est d'actualité. IBK est obligé de gouverner avec tout le monde, qu'il ne pourrait rien tout seul, qu'il a besoin de tous ceux qui font haro sur sa victoire, en clamant des soutiens dont il n'avait que faire d'ailleurs.

Du quatre pourcentiste Poulo connu pour sa récente animosité à l'endroit d'IBK, à un pourcentiste Mogotigui de Bougouni, en passant par les zéropourcentistes comme Ahmed Sow qui, ne rataient plus une seule occasion pour fustiger tous ceux qui ont gouverné le pays depuis 20 ans, comme si IBK venait de tomber du ciel, comme s'il ne détient toujours pas le record malien au poste de PM du Mali et qu'à ce titre, il a bel et bien gouverné, même si très souvent au bonheur des maliens. Tous s'agitent, oubliant que, le président IBK a commencé sa ''croisade'' politique avec des partis politiques, des associations et mouvements politiques.  Sans aucune gène, ils mettent déjà, les pieds et les mains pour rentrer dans sa grâce, quitte à pousser hors leur champ, les inconditionnels de toujours.

Maintenant, il reste que, le président IBK, porteur du lourd fardeau d'espérance des maliens, comprenne leur jeu, en ne leur accordant aucun regard, en leur demandant juste de travailler à la construction d'une opposition loyale et responsable. Même à ce niveau, on sert royalement son pays non ?
Sory de Motti

Mali Web

Ses derniers articles: Atelier de concertation du HCR sur le retour des réfugiés et déplacés du Mali : Les acteurs en conclave pour la facilitation du processus  ORTM / Journal TV 20h du 15 Septembre 2013  L’étrangleur de Bagadadji étranglé 

politique

Opinion

Les citoyens africains ont davantage confiance en leurs leaders religieux qu'en la justice

Les citoyens africains ont davantage confiance en leurs leaders religieux qu'en la justice

AFP

Gabon: le dialogue politique voulu par Bongo se précise, sans Ping

Gabon: le dialogue politique voulu par Bongo se précise, sans Ping

AFP

Afrique du Sud: un budget très politique devant le Parlement

Afrique du Sud: un budget très politique devant le Parlement