mis à jour le

Des ruptures de stock récurrentes

Une majorité de commerçants grossistes et détaillants déclarent avoir enregistré des ruptures de stock de divers produits, selon un récent sondage de l'Office national des statistiques (ONS), repris hier par l'APS. Plus de 74% des commerçants grossistes et 77% des détaillants ont  déclaré avoir enregistré des ruptures de stock de plusieurs produits, fait ainsi ressortir l'enquête de l'ONS portant sur l'évolution de l'activité commerciale en Algérie durant  le 1er trimestre de l'année en cours. Ces ruptures, relève la même source, ont touché pratiquement toutes les branches, mais elle étaient plus prononcée pour les combustibles et lubrifiants, les matières premières et demi-produits, ainsi que pour le commerce des machines et du matériel pour équipements. Globalement, souligne l'ONS, l'activité commerciale en Algérie a augmenté durant le 1er trimestre 2013, selon l'ensemble des commerçants grossistes, tandis que les détaillants ont relevé, eux, une tendance à la baisse en particulier pour le commerce des textiles, l'agroalimentaire, les combustibles et les lubrifiants.   En revanche, la hausse enregistrée de l'activité commerciale a concerné, selon les grossistes, surtout le commerce des matières premières ainsi que celui des demi-produits. L'activité commerciale, prévoient les intervenants interrogés, devrait s'améliorer durant les mois prochains, à la faveur d'une hausse attendue de l'activité et des prix de vente. Par ailleurs, la demande en produits commercialisés a évolué à la hausse, selon l'enquête de l'ONS, qui a touché 533 entreprises, dont 255 publiques et 278 privées. Cette hausse a touché essentiellement le commerce des combustibles et lubrifiants et le commerce multiple. L'enquête note en outre que la majorité des grossistes et détaillants sondés disposent de leurs propres moyens de transport. Cependant, plus de 39% des premiers et plus de 41% des seconds ont déclaré avoir rencontré des difficultés de transport, notamment pour les machines et matériaux d'équipement. Au demeurant, l'état de la trésorerie est jugé «mauvais» par 45% des grossistes interrogés et par près de 23% des détaillants, notamment ceux des textiles, habillement et cuirs, et des matières premières et demi-produits. Près de 70% des grossistes et plus de 80% des détaillants ont déclaré avoir recouru à des crédits bancaires, et près de 40% des grossistes et 73% des détaillants ont eu des difficultés à les contracter. Du reste, la plupart des détaillants et certains grossistes se plaignent des délais d'approvisionnement qui sont longs, de l'éloignement, ainsi que de la dispersion des centres d'approvisionnement, de l'indisponibilité de marchandises et de la lourdeur des formalités d'acquisition. Plus de 47% des grossistes et plus de 42% des détaillants ont jugé les prix d'acquisition des produits plus élevés, alors que le reste des sondés pensent que les prix sont plus stables, notamment ceux de l'agroalimentaire. Le même sondage révèle enfin que, selon 59% des grossistes, le taux de satisfaction des commandes de produits est inférieur à 50% par rapport aux besoins exprimés, tandis qu'il reste supérieur à 50%, selon près de 60% des détaillants, notamment ceux de l'agroalimentaire et du commerce multiple.    

El Watan

Ses derniers articles: Programme AADL 2 : les résultats communiqués  Tizi Ouzou : Les retraités de l‘ANP s’organisent  Sellal : Les visites de terrain n'ont rien