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Commune VI : LA FAUTE A LA PLUIE ? PAS SUR

Le second tour de l'élection présidentielle s'est déroulé dans le calme en Commune VI. Les bureaux de vote ont bien ouvert à 8 heures mais à la différence du premier tour, les électeurs ne se bousculaient pas en début de journée, à l'heure du passage de notre équipe de reportage. La faute à la pluie ? L'unanimité était loin d'être faite sur ce point. Les observateurs nationaux et internationaux et les mandataires des deux candidats, eux, étaient bien là.

Au groupe scolaire premier cycle de Yirimadio, les quelques 13.590 électeurs étaient repartis entre 28 bureaux de vote. Certes des votants ont tenu à être là avant l'ouverture des bureaux mais on était loin des longues files d'électeurs qui s'étiraient au petit matin du 28 juillet passé. Ce 11 août, quelques personnes seulement faisaient le guet devant les bureaux de vote. Tout le monde l'a constaté mais les explications ne se rejoignaient pas sur cette baisse de la mobilisation.

« C'est vrai, ce n'est pas encore l'effervescence qu'on a vu au premier tour où nous avons failli être débordés par les populations. C'était très dur ici. Mais aujourd'hui, le travail se fait tranquillement. Je crois que cela est dû au fait que beaucoup, d'électeurs connaissent déjà leur bureau de vote. Les gens viennent et se dirigent tranquillement vers leur bureau. Ce qui évite les énervements et autres attroupements devant les bureaux», analyse Binké Traoré, le président du bureau N°1 du centre de Yirimadio. Son point de vue est partagé par le coordinateur du centre, Seydou Koné, qui se félicite aussi du bon déroulement des opérations.

« Tout se passe bien ici. Nous n'avons pas de problème majeur. A part quelques incompréhensions dues au fait que certains assesseurs ont été remplacés au pied levé parce ils ne se sont montrés à hauteur de la tâche au premier tour. Nous avons eu pas mal de difficultés à traiter les documents électoraux. C'est pourquoi cette fois-ci, les agents électoraux qui sont là sont des gens qui maîtrisent bien le travail », indique Seydou Koné.

L'accalmie n'est pas pour déplaire aux agents de sécurité en poste dans le centre de vote. « Dieu merci tout se passe comme prévu. Pour le moment aucun incident majeur. Nous sommes sereins, contrairement au premier tour où nous avons été pris d'assaut dès l'ouverture des bureaux de vote », confie le sergent-chef de police, Boubacar Sissoko, dont les propos sont confirmés par son collègue de la gendarmerie, le MDL Mahamadou Diarra.

Constat identique établi par Mme Coulibaly Wassa Samaké, la coordinatrice du centre de vote de Magnambougou où 18.000 électeurs sont inscrits dans les 36 bureaux de vote que compte le centre. La première responsable du site salue le bon déroulement des opérations. Les bureaux ont ouvert ici à 8 heures. Tout le matériel était en place, ainsi que les agents électoraux. Pas de problème majeur de nature à influer sur le vote, à part quelques assesseurs en retard qui ont été remplacés par des suppléants comme l'autorise la loi, confie Mme Coulibaly Wassa Samaké.

La faible affluence pourrait, de son point de vue, être imputable à la fête du Ramadan pour laquelle beaucoup d'électeurs ont voyagé à l'intérieur pour aller rendre visite à leurs parents. « Tout est bien en place aujourd'hui. J'ai voté sans problème. Et je crois que c'est mieux qu'au premier tour où beaucoup d'électeurs n'ont pas pu accomplir leur devoir civique faute d'avoir repéré leur bureau de vote », note Moussa Maïga, un électeur croisé sur les lieux. Si les opérations se passent bien, les conditions de travail sont décriées par certains intervenants. Mme Coulibaly Wassa Samaké juge ainsi que les coordinateurs sont « les parents pauvres » en matière traitement car ils ne perçoivent, selon le barème en cours dans la commune, que 12.500 Fcfa au titre d'émoluments journaliers, pour 30.000 Fcfa pour les présidents de bureaux et 25.000 Fcfa pour les assesseurs.

L'affluence était modeste aussi au groupe scolaire de Niamakoro-Faladié-Sokoro qui abrite 26 bureaux pour 12.610 électeurs. Rien de particulier à signaler en ce qui concerne le déroulement des opérations de vote, annonce le coordinateur Diakaridia Traoré pour qui ce second tour n'aura certainement pas suscité la même ferveur que le premier tour. Pourquoi ? A cause de la déception inspirée aux électeurs par les hommes politiques qui se sont massivement ralliés à l'un ou à l'autre candidat, juge Oumar Sacko, un électeur inscrit au centre de Niamakoro.

L. DIARRA

L'essor

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