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Communes I et II : UNE AFFLUENCE PLUTOT MOYENNE

Tout avait été mis en ½uvre pour assurer, en Communes I et II, un bon déroulement du deuxième tour de l'élection présidentielle. Depuis la veille, samedi, tous les matériels et documents électoraux avaient été acheminés dans les différents centres de vote. Il s'agissait notamment des exemplaires de la Loi électorale, des procès verbaux, de la liste d'émargement, de la feuille de dépouillement, du récépissé des résultats, des bulletins de vote, du cachet, des cadenas et des différentes encres.

Le jour « J », les forces de l'ordre, qui s'efforçaient d'être aussi discrètes que possible, étaient là, et veillaient à ce que rien ne vienne troubler la sérénité des opérations. Les forces de la MINUSMA, elles, faisaient la navette entre les lieux de vote. Les bureaux de vote ont partout ouvert leurs portes à 8 heures en présence des représentants de la CEDEAO, de la CENI et des délégués des deux candidats en lice.

Les minibus «Sotrama» qui assuraient jadis le transport des cohortes d'électeurs avaient disparu de la circulation. Mais leur absence ne paraissait pas influer sur l'affluence puisque l'on voyait affluer çà et là  des colonnes de votants longeant les rues et les ruelles qui menaient aux différents centres de vote. L'accès de ceux-ci était strictement subordonné à la présentation de la carte NINA. Cependant dans les deux Communes visitées, nous n'avons pas retrouvé l'affluence fiévreuse du 28 juillet dernier. La pluie, qui s'est invitée à la fête, a-t-elle eu une incidence sur le zèle des électeurs ? Ou la meilleure organisation a-t-elle éliminé les bouchons humains qui encombraient les cours des bureaux de vote ? Il était difficile de choisir entre ces deux explications. Mais toujours est-il qu'à la mi-journée l'affluence était plutôt moyenne.

Le premier électeur, un septuagénaire, a voté au bureau de vote N°1 du groupe scolaire Djélibougou en Commune I du district à 8 heures 05 minutes. Ici, le bureau avait ouvert ses portes en présence de quelques dizaines de votants. La même affluence était visible à l'école Bahaben Santara où a voté le Premier ministre Diango Cissoko. Dans ces deux centres l'affluence était moyenne au passage de notre équipe de reportage à 9 heures 30 minutes.

Parmi les votants qui avaient effectué le déplacement à cette heure de la journée, les femmes étaient les plus nombreuses. Si à Djélibougou la pluie matinale a tiédi la détermination des électeurs, au centre de Banconi plateau l'engouement est resté intact. L'école de Banconi plateau regroupe à elle seule trois centres (Salembougou, Plateau et Banconi Etat civil) totalisant 59 bureaux de vote. Les salles de classe n'ayant pas suffi à accueillir tous les électeurs, des bureaux de votes supplémentaires ont dû être aménagés sous des hangars. L'affluence était débordante à notre passage et l'accès au centre relevait du parcours du combattant tant l'endroit est difficile à joindre, encastré qu'il est entre un centre de santé communautaire, un commissariat de police et des pâtés de maisons. C'est d'ailleurs seulement au niveau de Banconi plateau que nous avons relévé la présence d'écriteaux interdisant l'utilisation des téléphones portables dans les bureaux de vote. Le premier électeur a voté au bureau n° 14 à 8 heures 03 minutes.

De l'ouverture des bureaux de vote à 8 heures jusqu'à la mi-journée, l'affluence est restée moyenne à l'école Nelson Mandela du quartier Hippodrome en Commune II du district où l'on constatait cependant la constitution de files d'attente devant tous les 39 bureaux de vote. L'élection a fait l'afffaire de personnes guère intéressées à départager les candidats du deuxième tour. Des jeunes gens plutôt entreprenants du quartier avaient aménagé devant le centre de vote des parkings improvisés destinés à accueillir les engins à deux roues dont l'entrée était prohibée dans l'enceinte du bureau. Inutile de dire que la clientèle ne manquait pas.

Dernières étapes de notre tournée, l'école fondamentale de Missira et l'école Mamadou Diarra de Médina Coura enregistraient une affluence très faible. Pas de file d'attente devant les bureaux de vote et les électeurs se comptaient sur le bout des doigts.

S. DOUMBIA

 

L'essor

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