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Vision Express sur… : Les récompenses au bout de l'effort

Les sportifs font toujours les performances parce qu'au bout de l'effort, il y a des récompenses. La récompense est le motif principal de distinction des athlètes d'où leurs classifications. Ainsi, le premier se distingue du deuxième qui, à son tour, se démarque du troisième au niveau des récompenses. Chaque discipline sportive respecte cette règle de distinction quand il s'agit de récompenser ses acteurs.

C'est vrai, cette récompense varie d'une discipline à un autre. Lorsque les athlètes savent qu'au bout de l'effort, il y a une prime à prendre, ils s'adonnent volontiers pour réaliser des performances. On ne peut donc exiger des efforts aux athlètes s'il n'y a pas de récompense au bout de l'effort. C'est donc cette logique qui prime au niveau du sport, les récompenses au bout de l'effort. Mais, la Fédération burkinabé d'athlétisme semble oublier cette affirmation. Elle qui a organisé, les 3 et 4 août le championnat national d'athlétisme.

Elle s'attendait à voir des records nationaux tombés lors de ce championnat en oubliant que les conditions n'étaient pas réunies pour stimuler les athlètes à la performance. En effet, les primes étaient tellement dérisoires que certains s'interrogeaient sur leur participation. Les primes, lors de ce championnat s'élevaient à 10 000 FCFA pour le premier au podium, le second 7500 FCFA et le troisième 5000 FCFA. Vu le niveau des primes, on ne pouvait pas demander l'impossible aux athlètes.

Quand nous avons demandé à savoir la valeur des primes lors de ce championnat, des athlètes nous affirment que cette année, il y a même eu une légère augmentation. L'année dernière, notent-ils le premier avait 7500 FCFA, le deuxième 5000 FCFA et le troisième 3000 FCFA. Comment voulez-vous des performances sans mettre les moyens qu'il faut ? C'est là qu'on est en droit d'interpeller encore le ministre des Sports et des Loisirs.

Monsieur le ministre, ayez plus de regard envers les disciplines qui ont plus de difficultés. Un geste du ministre comme on aime le voir ou des autorités comme on l'a vu au niveau de la coupe du Faso, pourrait bien aider notre athlétisme. On sait que le président du Faso lui a dû intervenir pour augmenter les primes de la coupe du Faso qui sont passées de cinq millions pour le vainqueur à 10 actuellement.

Un soutien des autorités pour augmenter les primes dans d'autres disciplines tel l'athlétisme permettra aux athlètes de se surpasser et de réaliser des performances. Il est certain que si au niveau des primes, le premier pouvait s'en tirer avec 50 000FCFA, le deuxième 40000 FCFA et le troisième 30 000 FCFA, les performances allaient être autres. Sans motivation, on ne peut demander aux athlètes le meilleur d'eux-mêmes et en plus de réaliser des performances. C'est donc naturellement, qu'il n'y a pas eu de records nationaux, lors de ce championnat national d'athlétisme.

Firmin OUATTARA [email protected]

L'Express du Faso

Le Faso

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