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Humeur : faut-il supprimer les fêtes religieuses ?

Le titre est certes provocateur, mais la question mérite certainement le détour, même si le terrain est miné pour la simple raison que nos fêtes religieuses ont pris des contours qui font mal aux porte-monnaie. Depuis que le libre-commerce s'est installé de manière anarchique, sans aucun garde-fou, dans un pays qui entretient jalousement ses traditions, les fêtes religieuses sont devenues, sans jeu de mot, un véritable enfer pour les citoyens. Face à l'impitoyable loi du marché, les Algériens redoutent l'approche d'un évènement religieux car les secteurs censés protéger les citoyens sont défaillants. Ni le ministère du Commerce et encore moins ses structures horizontales ou les associations n'ont pu juguler les dépassements d'un secteur commercial qui impose son diktat, au grand dam des citoyens qui assistent, impuissants, à la défaillance de l'Etat devant une telle déconfiture.  A la veille de la fête de l'Aïd prévue en fin de semaine, les prix ont grimpé -- c'est devenu une habitude -, mais au même moment, d'autres commerçants ont déjà baissé rideau pour prendre congé des consommateurs sans crier gare. La course pour décrocher un pain a déjà débuté, même si l'UGCAA a promis de contrôler le secteur et d'imposer une permanence aux boulangers. Bien évidemment que les citoyens n'ont pas pris au sérieux toutes ces assurances. En consommateurs rodés aux pénuries, les Algériens ont repris le réflexe du stockage, mais cela devient fatiguant. D'où cette fameuse question lancée par une ménagère : «Faut-il supprimer les fêtes religieuses ?» Il est utile de faire remarquer que, depuis quelque temps, les Algériens redoutent les jours de fête, mais aussi les lendemains de ces évènements religieux, surtout lorsque ces derniers coïncident avec la période estivale, donc des vacances. L'année dernière juste après l'Aïd, l'on s'en souvient, c'était «l'hécatombe» commerciale puisque trouver une baguette de pain relevait de l'exploit. Il est vrai aussi que la responsabilité des consommateurs ne doit pas être occultée, sachant que nos différents événements, religieux ou autres, se résument, chez nous, le plus souvent, au contenu du menu. L'année dernière, il y eut même un Conseil des ministres au cours duquel le président de la République avait instruit le gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires afin de réguler l'approvisionnement du marché en produits de large consommation et de lutter contre la spéculation. C'est dire l'importance que prend le marché à la veille de chaque événement religieux. Au moment où les non-jeûneurs se rassemblent pour revendiquer la liberté de conscience, les jeûneurs, eux, n'hésitent pas, dans des moments de colère faut-il le préciser, de s'interroger sur le prix à payer pour préserver leur foi.  

El Watan

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