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La quasi majorité des commerces étaient fermés durant l'aïd

Les années passent et se ressemblent. C'est, comme à l'accoutumée, la paralysie totale durant les deux jours de l'Aïd : la majorité des boulangeries, des commerces étaient fermées jeudi et vendredi. A Alger, au premier jour de l'Aïd, la plupart des boulangeries et épiceries étaient fermées contraignant le citoyen à sillonner les différents quartiers de la capitale à la recherche d'une baguette de pain ou quelque denrée alimentaire.  Les seuls locaux commerciaux ouverts pendant la matinée étaient les bureaux de tabac et parfumerie qui ont orné leur devanture de jouets de  tous genres, alors que les boulangeries et épiceries ont gardé les rideaux baissés, a constaté l'APS lors d'une tournée à travers quelques quartiers d'Alger dont  Bir Mourad Rais, El Madania, Hussein Dey, Cheraga et Alger centre.  Ce vendredi, la capitale du pays était encore une ville morte. Et pourtant, cette fois, des calendriers d'ouverture des commerces durant cette fête ont été élaborés au niveau local, approuvé par les walis et notifiés pour les concernés. Le directeur général du contrôle qualité et de la répression des fraudes au ministère du  Commerce, Abdelhamid Boukahnoun a indiqué à la veille de l'Aïd que "des planning de permanence des commerces le jour de l'Aïd sont élaborés au niveau local et approuvés par les walis et seront notifiés aux concernés pour garantir la continuité des activités commerciales et satisfaire les besoins des citoyens en produits de première nécessité". Des décisions qui sont venues suite à l'adoption récente par le parlement de la loi modifiant et fixant les conditions d'exercice de l'activité commerciale qui oblige les commerçants à approvisionner le citoyen en produits de large consommation. Mais, les dispositifs de cette loi n'ont pas été respectés par les commerçants. Ainsi, les commerçants astreints au programme de permanence seront-ils sanctionnés suite à ce non respect du planning. Des mesures répressives seront ils prises à l'encontre des contrevenants ? Un texte de loi amendant et complétant la loi 04-08 du 14 août 2004 fixant les conditions d'exercice des activités commerciales adopté cette année  par les deux chambres du parlement institue pour les commerçants l'obligation d'assurer la permanence pendant les fêtes officielles et congés pour assurer  un approvisionnement régulier des citoyens en produits de large consommation. Les fermetures simultanées des commerces durant les congés annuels et  les fêtes religieuses et nationales pénalisent grandement les consommateurs. Pour régler le problème des fermetures anarchiques durant la période  des congés et des jours fériés, le nouveau texte de loi institue une amende allant jusqu'à 300.000 DA aux contrevenants.            L'article 41 bis introduit par le ministère du commerce dans la loi de 2004 institue une obligation de la permanence, dont le non-respect est sanctionné  par une amende de 50.000 DA à 300.000 DA. Les nouvelles dispositions proposent, toutefois, au contrevenant une  amende de transaction d'un montant de 100.000 DA. En cas de récidive, le contrevenant ne bénéficie pas de l'amende transactionnelle, et est sanctionné par l'amende prévue à cet effet. En outre le wali procède  par arrêté à la fermeture administrative du local commercial pour une durée  de 30 jours.          Le nouveau dispositif des fermetures de commerces pour congé hebdomadaire  et annuel et durant les jours fériés pour certaines activités de production,  de distribution et de services, vise à assurer l'approvisionnement régulier  de la population en produits de large consommation et de services. Conformément aux dispositions de cette nouvelle loi, chaque wali est tenu d'organiser par arrêté dans sa wilaya les permanences d'ouverture des commerces durant les jours fériés.    

El Watan

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