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Adly Mansour précise que la réponse du gouvernement sera graduelle,calculée et ferme.

La trêve n’est pas pour demain en Egypte où chaque camp est bloqué sur ses positions. Les partisans et adversaires du président déchu ,l’islamiste Mohamed Morsi , appellent chacun à continuer à manifester . Le gouvernement et l’armée avaient prévenus la confrérie des Frères musulmans ,dont Morsi est issu , qu’ils disperseraient leur rassemblement au besoin par la force. Mais jeudi 8 août ( fête de la fin du mois de ramadan) , le ton est plutôt à l’apaisement. Pour l’Aïd el Fitr, le président par intérim Adly Mansour a appelé les factions égyptiennes à dépasser leurs différends.

Dépasser les différences pour ne pas rater le train de l’avenir. Adly Mansour a adressé ce message aux partisans de l’ancien président Morsi qui campent toujours sur deux places de la capitale. Il a aussi indiqué que le gouvernement avait tout fait pour éviter la violence mais en vain. Adly Mansour a également précisé que la réponse du gouvernement sera graduelle et calculée mais qu'il fera aussi preuve de fermeté.

Un discours qui renvoie à après l’Aïd el Fitr une éventuelle intervention des forces de l'ordre contre les rassemblements islamistes de Rabaa al Adawiya et de l'Université du Caire. Le gouvernement est soumis à la pression de ses propres partisans, de la gauche à la droite en passant par le mouvement Tamarrod qui exigent la dispersion des sit-in des Frères musulmans.

Le cheikh de l’université al-Azhar entre en scène

Les autorités hésitent toutefois à utiliser la manière forte par peur d'accrochages sanglants. La police est convaincue qu'une partie des manifestants Frères musulmans sont armés et qu'un échange de tirs pourrait faire un bilan très lourd. Parallèlement le cheikh d'al-Azhar, la plus haute autorité religieuse d'Egypte a lancé une initiative pour entamer le dialogue entre les pro et anti-Morsi à partir de lundi. Les pro-Morsi qui ont rejeté toutes les propositions de dialogue jusqu'à présent, n’ont pas encore réagi.

Est-ce l’impasse ?

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry et la représentante de l’UE pour les Affaires étrangères Catherine Ashton décrivent « une situation fragile qui porte en elle non seulement le risque de plus de violence et d'une plus grande polarisation de la population, mais empêche aussi la relance économique qui est si essentielle au succès de la transition en Égypte ».

Parlant d'une impasse dangereuse, les États-Unis et l'Union européenne préviennent le gouvernement égyptien qu'il a « une responsabilité particulière dans la sécurité et le bien-être de tous les citoyens ». Lors de son point de presse quotidien, Jennifer Psaki, la porte-parole du département d'État, a rejeté la notion que le temps du dialogue était passé, encourageant les Égyptiens à poursuivre leurs efforts pour résoudre la crise de façon pacifique.

Après l'échec de la mission de médiation du secrétaire d'État adjoint, William Burns, Jennifer Psaki a souligné les inquiétudes des États-Unis et exprimé leur espoir de voir le dialogue continuer. Mais elle n'a pas commenté la déclaration de John McCain qui, en visite au Caire, a utilisé le mot que l'administration Obama évite soigneusement : celui de « coup d'État » à propos de la destitution de Mohamed Morsi suite aux énormes manifestations appelant à sa chute.

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