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Revue de presse francophone sur l’affaire #DanielGate #Mafrasich

Le magazine culturel Les Inrocks titre : « Danielgate au Maroc: le symptôme d'une "corruption généralisée qui conduit à des bugs horribles" » avant de préciser que :

Le peuple marocain ne décolère pas après la grâce accordée par erreur à un pédophile espagnol par le roi Mohammed VI le 30 juillet. Le chanteur du groupe marocain Hoba Hoba Spirit et chroniqueur Reda Allali a suivi le DanielGate sur les réseaux sociaux : entre "honte" et "ironie".

De son côté, le quotidien économique Les Echos dans un article intitulé « Premier recul du roi face à une contestation au Maroc » souligne :

C’est sans précédent. Le roi du Maroc, Mohammed VI, a annulé une décision après une manifestation, pourtant violemment réprimée vendredi, d’environ 500 personnes. Le roi est revenu dimanche sur la grâce accordée, en guise de bonne manière à l’Espagne, à un pédophile de ce pays condamné à 30 ans de prison au Maroc. Une enquête, là aussi une première, sera ouverte sur ce dysfonctionnement de la justice marocaine.

A Rabat, les avis sont partagés, les plus âgés ayant tendance à critiquer ce qui sonne comme un aveu d’erreur, tandis que les plus jeunes se réjouissent de voir le monarque faire preuve de souplesse. «  C’est en tout cas un moment important », estime la rédactrice en chef de « L’Economiste », Nadia Salah, «  sur lequel il est possible de capitaliser pour aller vers plus de transparence ».

De son côté le quotidien généraliste Le JDD réalise un interview avec Younès Boumehdi, le directeur de Hit Radio qui déclare que :

Une grande partie de la jeunesse n’a pas connu Hassan II et les années de plomb qui ont marqué son règne. Grâce à Internet, aux nouvelles communications, les jeunes comparent avec ce qui se passe ailleurs. L’opinion publique a changé, les attentes sont différentes. Cette jeunesse est plus impatiente. Les gens peuvent aujourd’hui contester des décisions royales.

Le quotidien algérien El Watan explique pour sa part que :

Cette affaire constitue pour la justice espagnole un cas de figure «assez étrange», a souligné une source judiciaire à l'AFP. En effet, la convention d'extradition entre l'Espagne et le Maroc prévoit que chacun de ces pays ne peut extrader ses ressortissants vers l'autre. L'annulation d'une grâce est de surcroît une situation atypique en Espagne, puisque dans ce pays le gouvernement ne peut décider d'une telle mesure. C'est sur ces différentes questions que devra se pencher dans les semaines qui viennent l'Audience nationale, avant qu'un collège de trois juges ne se prononce sur une éventuelle extradition. A l'issue d'une réunion hispano-marocaine consacrée à cette affaire, mardi à Madrid, un haut fonctionnaire espagnol a jugé possible que Galvan purge finalement sa peine en Espagne. «De fait, c'est une possibilité qui semble assez raisonnable. Si cette personne n'avait pas été graciée par erreur, elle effectuerait actuellement des démarches pour purger sa peine en Espagne», a déclaré Angel Llorente, directeur de la Coopération internationale au ministère de la Justice.

Pour le quotidien de centre-gauche français Libération :

Le roi du Maroc a dû manger sa couronne : dimanche, une première dans l’histoire du royaume, Mohammed VI a, face à l’indignation publique, annulé la grâce accordée le 30 juillet à Daniel Galván Viña, 63 ans. Il faut dire que l’homme libéré est un pédophile espagnol condamné à trente ans de prison pour viols sur onze mineurs. Depuis, Rabat et Madrid tentent péniblement de se justifier, mais la confusion persiste, alors que Daniel Galván, arrêté lundi à Murcie après avoir quitté le Maroc, a été placé hier en détention à Madrid.

Le site Mediapart, connu pour avoir révélé plusieurs scandales politiques en France, a publié un article documenté sur le sujet en voici quelques extraits :

Fait exceptionnel, la rue marocaine a remis en cause cette décision et provoqué l'annulation de cette grâce. C'est la première fois que le roi Mohammed VI se justifie ainsi devant l'opinion publique.

« Ils ont été acculés à faire marche arrière », se réjouit l'économiste et militant Fouad Abdelmoumni. « C'est un mouvement douloureux pour le Palais, il n'a jamais fait ça. »

[...]

Un passant d'une soixantaine d'années décide de rester sur la place. Il ne décolère pas. « Comment le roi pouvait-il ne pas être au courant ?! Je proteste contre le tourisme sexuel, contre le gouvernement marocain. Les criminels sont ceux qui ont relâché Daniel ! »

 

Mamfakinch

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