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Ikea s’engage pour les réfugiés somaliens

Une semaine après les révélations sur le passé nazi de son PDG, Ikea se fait le héraut de l’aide humanitaire en Afrique. BBC News indiquait en effet le 30 août 2011 que la Fondation du groupe suédois venait d’offrir 62 millions de dollars (42,8 millions d’euros) au Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) à destination de Dadaab (Kenya), le plus grand camp de réfugiés au monde.

Le don, échelonné sur trois ans, devrait permettre de venir en aide à près de 120.000 personnes, soit le quart la population logeant actuellement à l'intérieur du camp.

Selon le HCR, il s’agit de la plus importante contribution privée jamais offerte dans toute l’histoire de l’institution, qui a 60 ans:

«Ce geste humanitaire de la Fondation Ikea intervient à un moment critique», affirme Antonio Guterres, le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, avant d’ajouter: «La crise frappant la Corne de l'Afrique continue de s'aggraver, avec des milliers de personnes fuyant la Somalie chaque semaine».

Dadaab, situé dans le nord-est du Kenya, a été ouvert au début des années 1990. Prévu pour accueillir 90.000 personnes, le camp héberge aujourd’hui près de 440.000 réfugiés. Ces derniers mois, des dizaines de milliers de Somaliens ont pris la route pour fuir la sécheresse et les conflits qui frappent leur pays.

L’implication d’Ikea à Dadaab fait partie d’un partenariat plus large avec le HCR, démarré en 2010 au Kirghizistan.

«Cette initiative est un prolongement audacieux mais naturel de l'engagement de longue date de la Fondation Ikea, pour améliorer la vie quotidienne des enfants et des familles nécessiteux dans des pays en développement», a indiqué Per Heggenes, le directeur général de la Fondation Ikea.

Mais l’annonce de l’aide aux réfugiés intervient juste après le scandale qui a éclaboussé le fondateur du groupe suédois, Ingvar Kamprad. Un livre publié le 24 août par une journaliste suédoise reconnue met en cause l’ancien dirigeant comme membre actif du parti nazi dans sa jeunesse.

De son côté, le porte-parole du HCR a affirmé que l'institution, consciente des accusations portées, avait examiné le don «avec une attention particulière avant de l’accepter».

Lu sur BBC News