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Hum hum hum ! Il faisait des débours à l’épouse de son meilleur ami

Dès le départ, Oumou n’avait rien caché à son époux. Ce dernier avait demandé à sa femme de continuer à jouer le jeu. Pour Ibrahim, il y aura le jour du bain, et ce jour là, impossible de cacher son nombril.

Oumou n’en croyait pas ses oreilles. C’était pour la première fois et cela se passait lors d’une réception donnée à l’occasion d’une cérémonie de mariage. Ebahi, elle avait écouté Saïd pendant au moins une trentaine de minutes, racontant avec passion son affection pour elle. Il était remonté jusqu’au  » précambrien de l’amour  » pour expliquer à Oumou, ce qui le tenaillait depuis des nombreuses années. Saïd connait bien l’épouse de son ami pour l’avoir vue grandir dans ce vieux quartier De Bamako. La fille belle, charmante, attentionnée, respectueuse, voilà en quelques mots les qualificatifs collés à Oumou dans le quartier.

Mais la future épouse d'Ibrahim n’est pas du genre à monter sur les nuages. Elle gardait ses pieds sur terre. Et la providence a fini par l’adopter en lui donnant un époux qui ne tire pas le diable par la queue. Jeune opérateur économique aux affaires florissantes, Ibrahim (IB) comblait bien sa jeune femme. Le seul hic, intensité de ses activités oblige, l’homme d'Oumou est appelé souvent, très souvent à voyager. Quoi donc de plus normal qu’il laisse sa petite famille entre de bonnes mains, en l’occurrence de Saïd, la personne grâce à laquelle il avait rencontré sa future épouse.

Il ne pouvait s’imaginer un seul instant que Saïd avait des intentions dormantes vieilles de plus d’une décennie à l’endroit de son épouse. Revenons à la déclaration de l’ami d'Ibrahim. Après donc dix ans d’amour silencieux, il avait décidé d’ouvrir son c½ur à l’épouse de son ami. Dame Ibrahim se tenait alors assise dans la voiture de Saïd qui se chargeait des courses de la famille de son ami.  » C’est une question de destin Oumou, si non je voulais te déclarer mon amour lorsqu'Ibrahim m’a devancé. Avec le temps, je me rends compte que je ne devrais pas céder. Car aujourd’hui, plus qu’hier, je ne peux imaginer ma vie sans toi... »

Elle avait pris la patience d’écouter l’ami de son époux discourir pendant plus d’une trentaine de minutes. Lorsque ce dernier avait fini sa litanie sentimentale, Oumou le pria de prendre son mal en patience, que le c½ur est ainsi fait et qu’elle voulait de son époux par-dessus le marché, qu’elle n’a jamais regretté de l’avoir épousé.  » Je t’ai toujours considéré comme un frère « . Sur ce, Oumou et Saïd se sont séparés, la femme ayant pris l’engagement sur l’honneur de ne rien dire à son époux pour ne pas entamer cette longue amitié. Mais, Saïd récidiva plus d’une fois allant jusqu’à faire des avances obscènes à l’épouse de son ami. Cette dernière enregistra cette deuxième conversation qu’elle fit écouter à son mari.

Ibrahim, à son tour, demanda à son épouse de continuer à garder son calme et à faire semblant de rentrer dans le jeu.  » Donne moi un peu de temps, il ne t’embêtera plus « . Ibrahim avait l’enregistrement lorsqu’il débarqua chez moi avec son ami Saïd sans que ce dernier ne se rende compte de l’objet de cette visite. On était trois à avoir écouté l’enregistrement. Saïd était de marbre. Pour Ibrahim, il s’agissait de nous prendre à témoin mais également que cesse le harcèlement à l’endroit de sa femme. Selon lui, son intention n’est pas de honnir son  » ami « . Il s’agit de le ramener à la raison. Sans doute que la leçon a été bien enregistrée.

Mahamane

 

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