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Renforcement de la coopération sécuritaire

Soumises à l'épreuve du terrorisme qui sévit à la frontière séparant les deux pays, l'Algérie et la Tunisie s'affairent à mettre en place une stratégie commune de lutte contre les groupes armés. En visite de deux jours à Alger mardi, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Othman Jarandi, a défendu avec son homologue algérien, Mourad Medelci, la nécessité «de la consolidation de la concertation et la coordination bilatérale» et la mise au point de stratégies pour «examiner la situation sécuritaire au niveau bilatéral et maghrébin», pour endiguer la menace terroriste. Si jusque-là, la coopération sécuritaire algéro-tunisienne est «réelle», il est nécessaire pour «déployer davantage d'efforts afin de garantir la stabilité de la région», a assuré le chef de la diplomatie algérienne, à l'issue de la réunion de travail avec son homologue tunisien. L'accord sur la coopération sécuritaire entre les deux pays voisins s'est accru considérablement depuis que la zone frontalière a connu une accentuation de l'activité terroriste. L'action des forces armées tunisiennes qui traquent les groupes armés est conjuguée au déploiement de l'armée algérienne de l'autre côté de la frontière dans l'objectif de resserrer l'étau autour des groupes djihadistes. Alger qui a exprimé sa disponibilité à «aider» son voisin dans la bataille contre le terrorisme, dans le cadre d'une coopération sécuritaire, a «des objectifs précis» comportant des «lignes rouges à prendre en considération», a ajouté Mourad Medelci, faisant allusion au respect du principe de «non-ingérence dans les affaires internes des Etats». Par ailleurs, le ministre tunisien de son côté a indiqué que son pays déclare «zone militaire, le Sud tunisien» où sévissent les groupes terroristes. Une décision qui permet de «surveiller et de mettre un terme à la prolifération illégale d'armes». Le mont Chaâmbi dans le Sud-Ouest tunisien à la frontière avec l'Algérie, où huit militaires tunisiens ont été assassinés. Le gouvernement tunisien avait reconnu en décembre 2012 qu'un groupe armé lié à Al Qaîda, composé de plusieurs dizaines d'hommes, était actif dans la région avec plusieurs actions meurtrières à son actif.         

El Watan

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