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Préservation de nos forêts : Pourquoi il faut voter Ali Haïdar

Nous sommes des millions de Sénégalais à réclamer la démission d'un ministre, chaque fois que ça pète quelque part, ou chaque fois que nos intérêts sont en jeu. Mais, en ce qui concerne la mission et le sort du ministre de l'Environnement, on n'entend presque personne. Ni des rangs du gouvernement, ni de ceux la Société civile. Tout le monde semble se f... du combat de cet écolo pur et dur. On va même jusqu'à calomnier injustement son combat et tout le monde lui pressent un avenir peu radieux. Soit parce que des exploitants forestiers, très puissants dans ce pays, sont convaincus qu'il va se casser la gueule tout seul sans besoin d'être aidé, soit parce que nous autres Sénégalais n'attachons aucune importance à ce qui se passe dans ce pays, une fois franchie l'aire de la vie de Dakar. Nous ne semblons nourrir de l'intérêt que pour ce qui se passe en ville. Et, pourtant, en matière de désertification, les pertes de bois causées par les feux de brousse et l'exploitation sauvage, sont estimées à 27 milliards de francs, par an. Autant dire que si nous ne rationalisons pas la coupe de bois dans nos forêts, qui n'en portent plus le nom que grâce à quelques feuillages qui surplombent les ciels de la Casamance et du Sénégal Oriental, nous aurons bientôt, devant nous, un désert plus sévère que le Kalahari, il ne nous sera même plus possible d'avoir un peu de charbon, pour les trois normaux autant prisés par le président de la République, que le planton.

Face aux lobbies

En bon Ndiambour Ndiambour, réputé têtu et perspicace, le seul ministre de teint très clair qui nous reste lutte de toutes ses forces pour nous éviter ce drame. Mais, devant des exploitants forestiers qui détiennent des permis de couper «open» datant d'avant et après l'Alternance, devant leurs complices qui leur procurent de fausses autorisations d'exploitation pour moins de 200.000 F Cfa, mais surtout, devant des coupeurs de bois clandestins et transfrontaliers qui expédient volontiers leurs marchandises en Gambie où ils vendent trois fois plus cher, ses efforts risquent d'être vains. Surtout, s'il ne bénéficie pas de plus de soutien des autorités et des populations encore conscientes que le développement d'un pays passe aussi par la sauvegarde de l'environnement. Dans le combat qu'il mène presque tout seul, Ali Haidar est livré à la vindicte des exploitants forestiers, à cause des mesures courageuses et nécessaires qu'il entreprend chaque jour pour limiter les dégâts. Une sorte de «Mimi Touré» du département de la forêt qui se bat seul contre de puissants lobbies et qu'on regarde faire. Mais, à force de le laisser seul dans l'arène, face à des délinquants dont le plus petit a au moins le gabarit de Modou Lô, nul doute qu'il finira, et ce, à notre détriment, par se faire chasser. Cet homme croit aveuglément à sa mission. Mais, il dérange aussi sérieusement. C'est pourquoi nous lui devons, comme disent les politiciens, notre soutien sans faille.

Cheikh BA


Rewmi

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