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Libération du pédophile espagnol : Le rétropédalage du Roi du Maroc suffira-t-il ?

Daniel Galvan avait été condamné au Maroc à trente ans de prison pour pédophilie, mais gracié par le roi Mohamed VI la semaine dernière. Le criminel a été arrêté ce lundi 5 août dans la région de Murcie, au sud-est de l’Espagne, et remis à la justice espagnole. C’est le dernier épisode de ce scandale qui a vu Mohammed VI revenir sur sa décision après les mouvements de protestation qui ont agité la société marocaine ces derniers jours. Les autorités marocaines ont d’ailleurs lancé une enquête sur l’origine de la grâce accordée à ce ressortissant espagnol. Une enquête qui avance, puisqu’une tête vient de tomber dans cette affaire.

Les manifestants marocains ont déjà obtenu quelques choses depuis dimanche avec l'arrestation de Daniel Galvan, en Espagne, lundi soir. Leur victoire semble particulièrement forte. Dimanche soir, ils ont déjà exprimé leur satisfaction suite au retrait de la grâce, mais ils veulent plus d'explications. Les appels à manifester se poursuivent donc. Un sit-in aura lieu à Casablanca mardi soir, comme prévu, un autre est en préparation à Rabat pour mercredi.

Le but est de défendre le droit à manifester et demander des changements concrets alors que cette grâce royale apparaît plus que jamais arbitraire.

Le Roi révoque le patron de l’administration pénitentiaire

La mobilisation marocaine provoque en conséquence de plus en plus de réactions.
Mohammed VI a révoqué, ce lundi, le directeur de l’administration pénitentiaire marocaine.

Selon le Palais, « l’enquête a conclu que cette administration a transmis par inadvertance des informations erronées » sur la situation pénale de Daniel Galvan. Côté espagnol, le Palais royal a déclaré ce lundi après-midi que l’Espagne n’avait pas demandé au roi la grâce de Daniel Galvan mais à ce qu'il purge sa peine en Espagne.

Enfin, ce lundi en fin d’après-midi, Madrid a annoncé l’arrestation de Galvan. Il a été arrêté à Murcie où il venait de rentrer du Maroc. Il doit être présenté devant un tribunal madrilène très prochainement.


Le rétropédalage de Mohammed VI suffira-t-il à éteindre la mobilisation ? Pas si sûr. « Je pense qu'il y aura moins de monde, mais qu'il y aura toujours un noyau de gens qui manifesteront, prédit ainsi Ahmed Benchemsi, rédacteur en chef de Free Arabs. Ce qui est réclamé aujourd'hui est tout à fait légitime et il faudrait même aller plus loin. La démocratisation est une vaste entreprise. Elle ne concerne pas seulement l'indépendance de la justice, mais aussi beaucoup d'autres choses. »

Pour la journaliste marocaine Nadia Lamlili, ces manifestations sont même un tournant car la mobilisation a été totalement spontanée. « Pour la première fois, au Maroc, les gens sortent spontanément, à travers cette mobilisation via Facebook et Twitter », rapporte-t-elle. « Après le communiqué du roi, je suppose que les choses vont se calmer, mais on est sûr de rien. Jusqu’à présent, il était d’usage que lorsque le roi donnait une réponse à une manifestation ou à une doléance populaire, les manifestations ne fussent plus tolérées », explique encore Nadia Lamlili.

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