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CHERTE DES DENREES ALIMENTAIRES Le

Les intermédiaires entre producteurs et consommateurs seraient à l'origine de la cherté de certaines denrées agricoles, si on en croit le ministre de l'Agriculture et de l'Equipement rural. Aussi, serait-il mieux, selon lui, de rapprocher les producteurs des consommateurs. A l'instar de l'initiative consistant à organiser, de temps à autre, des loumas agricoles.

Le ministre de l'Agriculture et de l'Equipement rural juge que l'inflation des prix de certaines denrées agricoles est tout simplement l'½uvre des intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs. Mais désormais, rassure Abdoulaye Baldé, le gouvernement s'attèlera à faire baisser les prix des denrées par une gestion de l'offre. Car, ce sont les intermédiaires qui créent, selon lui, «des pénuries artificielles». Aussi, serait-il mieux de rapprocher les producteurs des consommateurs. Ce qui, outre «la baisse des prix des denrées alimentaires, permettrait d'améliorer quantitativement, les gains et les revenus des ménages». En visite au louma agricole de Liberté 5, le ministre a prôné la gestion de l'offre, beaucoup plus efficace que celle administrative des prix, informant de la résolution du gouvernement à prouver «que sur tous les produits horticoles, il y a une baisse drastique des prix». En effet, les autorités ont eu à voir qu'il y a un énorme écart «entre les prix au bord champ et ceux des marchés des grandes villes». Aussi, conclut le ministre, les loumas entre producteurs et consommateurs seront désormais consolidés, la fidélité des participants à ces louma gagnant-gagnant étant la meilleure preuve de leur efficience.

40 millions de chiffre d'affaires

Le directeur de l'Agence nationale d'insertion et de développement agricole (Anida) d'estimer que «quand un opérateur économique est fidèle à l'exécution d'une opération, c'est qu'il y a trouvé de l'intérêt et gagne de l'argent». Pour Malick Sarr, «si ce genre de marché est généralisé au Sénégal, les productions du monde rural seront commercialisées dans les meilleurs conditions». Ce louma tournant autour d'un chiffre d'affaire de 40 millions de FCFA, le directeur de l'Anida de plaider que sa tenue à quelques jours de la Korité permettra aux populations de se ravitailler à des prix compétitifs. Si les producteurs croisés dans ce marché s'accordent à reconnaitre avoir réalisé de bonnes affaires, ils n'en jugent pas moins cher le prix des stands qui leur ont été alloués. Une complainte erronée, selon Malick Sarr qui y lit une stratégie des exposants pour faire baisser les prix. Mieux, le directeur de l'Anida juge modiques les 30000 FCFA, prix de la location des stands pour deux jours si, à la clé, ils ont réalisé un bon chiffre d'affaire. Du côté des acheteurs, si certains estiment les prix abordables, comparés à ceux des marchés classiques, d'autres ne lisent pas une grande différence. Difficile donc, de faire une grande marge d'économie, si on achète peu.

Christine MENDY



Rewmi

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