mis à jour le

Turquie: lourdes condamnations dans l’affaire Ergenekon

C’est la fin d'un procès hors norme en Turquie. Celui de l'affaire Ergenekon et de 275 personnalités, aux profils variés puisqu’on y trouve d’anciens officiers de l’armée, des responsables politiques et des journalistes, accusées d’avoir tenté de renverser le gouvernement islamo-conservateur de Recep Tayep Erdogan. Les premières peines, tombées ce lundi 5 août 2013 au matin, sont lourdes. Notamment à l’encontre de l’ancien chef d’état-major des armées turques, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

Un peu plus de six ans après la découverte un peu fortuite d’une cache d’armes dans une maison inoccupée d’Istanbul, appartenant à un officier à la retraite animateur d’une association de nostalgiques de Mustafa Kémal Atatürk, ainsi se referme le dossier Ergenekon. Par un verdict sans surprise et de lourdes condamnations qui confirment définitivement l’existence de ce large réseau putschiste qui avait alors pris tout le monde de court, même si la propension des militaires turcs à vouloir intervenir brutalement dans la vie politique locale n’est pas une grande nouveauté.

Et puis le verdict de l’affaire Balyoz, l’an dernier, avait déjà convaincu de la responsabilité de nombreux militaires dans un complot similaire. Les accusés prévoyaient de semer le chaos dans le pays notamment en posant des bombes dans des mosquées à Istanbul pour ouvrir la voie à une intervention militaire.

Les condamnations dans cette affaire Ergenekon, à partir du moment où la tentative de renverser le gouvernement est avérée, sont donc en quelque sorte dans l’ordre des choses. Une douzaine de condamnations à la prison à vie incompressible, dont celle de l’ancien chef d’état-major Ilker Basbug et du cerveau de l’organisation, le chef d’un petit parti d’extrême gauche manipulé par l’armée, Dogu Perinçek, et du journaliste Tuncay Özkan.

RFI

L'essor

Ses derniers articles: Mopti : Transport de viande, un casse-tête sanitaire  Promotion de la femme : RACHELLE DJANGONE MIAN S’EN VA  Sécurité alimentaire : DES CEREALES A