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Soumaïla Cissé, par rapport au deuxième tour :

Onze jours après,  les résultats provisoires du scrutin du 28 juillet viennent de propulser le candidat de l'URD, Soumaïla Cissé au second tour de l'élection présidentielle. Comme en 2002, son statut de petit poucet cette année ne lui fait pas trembler. Vendredi devant la presse, il dit qu'il ne s'agit pas à chercher à rajouter des voix au résultat du premier tour mais, que c'est une nouvelle élection qui commence.

 

 

Soumaila Cissé

Personnage amaigri sous le poids de la campagne, doublée du carême, Soumaïla Cissé est apparu vendredi avec un air confiant. Vêtu d'un boubou blanc, à la broderie tombouctoucienne de couleur grise, il n'a rien manqué de sa verve. « Je veux saluer les centaines de milliers d'électrices et d'électeurs dont la confiance me permettent d'être présent au second tour de l'élection », a-t-il d'emblée déclaré en guise de remerciement. Et d'un trait, il a dévoilé quelques failles de ce scrutin. « L'arbre de la grande mobilisation du peuple malien ne doit pas cacher, la forêt de l'impréparation, de la mauvaise organisation et de la fraude qui ont caractérisé le premier tour de cette élection présidentielle » a martelé Soumaïla Cissé. C'est pourquoi, il a invité le gouvernement du Mali et ses partenaires étrangers à prendre des mesures vigoureuses pour permettre, selon ses termes, l'expression claire et nette de la volonté du peuple.  Dans la même foulée, le challenger d'IBK du 11 aout prochain, a fait un plaidoyer pour les Maliens présents dans les camps de réfugiés, afin qu'ils ne soient pas privés de leur droit au vote. Il a touché du doigt aux couacs constatés dans les juridictions de l'extérieur lors du scrutin du 28 juillet, à savoir les ambassades et consulats. A ce sujet, Soumaïla Cissé a haussé le ton par : « je n'accepterai pas que des entraves soient délibérément multipliées pour empêcher le vote dans les ambassades et consulats. J'exige que le droit de vote des Maliens de l'extérieur soit respecté ». Toujours dans son allocution,  le porte étendard de l'URD, est revenu sur des cas de disfonctionnements et de mauvaises organisations. Quand des dizaines de milliers des Maliens n'ont pas pu voter faute d'avoir facilement  retrouvé  leur bureau de vote ou leur nom sur les listes électorales. Pour lui, de tels disfonctionnements relèvent de la seule responsabilité du gouvernement et méritent d'être corrigés avant le second tour.

 

 

« Nous avons des soupçons, au lieu d'accuser nous proposons », a déclaré Soumaïla Cissé!
Au-delà de la mauvaise organisation et des disfonctionnements, Soumaïla Cissé a évoqué d'autres faits saillants, constatés lors du premier tour. Ainsi, il dira que des mesures concrètes soient prisent pour juguler la fraude. Avec, entre autres la suppression du système des bureaux parallèles et officieux, la sécurisation des bulletins de vote pour le processus de dépouillement. En la matière, le candidat Cissé propose la signature du bulletin par tous les deux délégués des candidats, présents dans le bureau de vote. Une trouvaille.

 

 

Pour appuyer son argumentation sur les cas de fraudes constatés, il dira que son parti a déposé beaucoup de recours. « Nous avons beaucoup de procès verbaux incohérents, où le nombre de votants est inférieur au nombre de suffrages exprimés » a-t-il déclaré, avant d'ajouter qu'ils sont étonnés par le nombre élevé de bulletins nuls. « Plus de 400 000 bulletins nuls. Nous allons demander à la Cour Constitutionnelle de bien regarder les bulletins nuls » propose Soumi-Champion. Et de poursuivre sous un ton d'ironie : « qu'on mette le doigt dans le carré blanc soit sur le chapeau ou sur la tête du candidat, ce bulletin est valable ».

 
Le candidat Soumaïla Cissé  s'est dit convaincu que si la Cour acceptera de procéder à cette vérification, le pourcentage va changer. Aussi, à l'en croire, il y'a eu énormément de vrais bulletins  qui ont circulé en ville avant le jour du vote. D'où sa proposition de faire signer le bulletin par les deux délégués, afin qu'un bulletin ne vienne pas de l'extérieur.

 
«Nous avons des soupçons, mais au lieu d'accuser, nous proposons des solutions » a confié l'ex président de la commission de l'UEMOA.

 

Des alliances triées sur le volet !

 
Par rapport aux futures alliances qu'il compte nouer pour consolider sa candidature, Soumaïla Cissé n'a pas tourné autour du pot, il dit porter son espoir sur le soutien des Partis du FDR (Front Uni pour la sauvegarde de la Démocratie et de la République). « Nous sommes dans un regroupement dans lequel il y'a trois autres candidats, qui n'iront pas au second tour, avec ceux-ci nous travaillons déjà en parfaite synergie conformément à une plateforme  signée par tous », a-t-il laissé entendre.

 

 

Conscient de l'ampleur du défi à relever le 11 août prochain, Soumaïla Cissé dira que le scrutin du dimanche est pour lui une nouvelle élection. « Il ne s'agit pas de chercher à rajouter des voix au résultat obtenu au 1er tour ou de renverser une quelconque tendance. C'est une nouvelle élection ».

 

 

A la question de savoir s'il acceptera de répondre présent à un débat contradictoire pour affronter son adversaire en « face à face ». Sa réponse ne s'est pas fait attendre « en 2002 je l'ai demandé,  il ressort de la compétence des médias publics de le décider, en tout cas nous serrons disponible. D'ores et dejà j'ai donné mon accord à la chaine BBC qui veut organiser une confrontation des deux candidats sur des points thématiques ».

 

 

Sur la première sortie, jugée hasardeuse du  ministre de l'administration du territoire, de la décentralisation et de l'aménagement du territoire, colonel Moussa Sinko Coulibaly, Soumaïla Cissé a affirmé que  son parti n'a pas du tout expérimenté un bras de fer avec lui, mais a tout simplement  dénoncé sa mauvaise communication. « D'ailleurs les faits nous ont donné raison, car les tendances qui ont été communiquées n'étaient pas vraies », a-t-il lancé.

 

 

Un autre point a fait l'objet d'échange entre le candidat Cissé et la presse, il s'agit de sa prise de position contre une radio de la place.  A ce sujet, Soumaïla a mis la balle à terre : « ce n'est pas par ce nous vous aimons que nous ne devons pas vous dire la vérité. Dans cette affaire, nous avons tout simplement dit qu'au Mali il ne peut pas y avoir des résultats, deux heures après le vote. La preuve ça fait une semaine que nous attendons les résultats, c'est aujourd'hui que nous l'avons, en provisoire ».

 
Moustapha Diawara

Mali Web

Ses derniers articles: Atelier de concertation du HCR sur le retour des réfugiés et déplacés du Mali : Les acteurs en conclave pour la facilitation du processus  ORTM / Journal TV 20h du 15 Septembre 2013  L’étrangleur de Bagadadji étranglé 

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