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Ali Laâridh soutenu par le « cinéma participatif »

Par Seïf Ben Khedher

La lutte contre le terrorisme ne se résume nullement à l’arrestation spectaculaire de quelques uns d’entre eux qui étaient plus bruyants et plus exposés que les autres. Toutes les défaillances préméditées que nous avons révélé dès les premières explosions, il y a de cela quatre mois, ne sont encore pas traitées. Hélas, la volonté politique , des islamistes au pouvoir à leur tête Ali Laâridh , fait toujours défaut , pour la simple raison que le régime en place est profondément impliqué dans l’infiltration, l’armement et la propagation des réseaux terroristes sur notre territoire.

Désormais, on ne peut prétendre combattre le terrorisme en persistant à ne pas désigner l’ennemi et le cacher derrière un qualificatif flou, pour le moins que l’on puisse dire, telque « extrémiste religieux« .

On ne peut crier victoire contre cet ennemi public quand son idéologie Takfiriste et sa propagation n’est pas incriminée par la loi. D’autant plus qu’elle est prêchée par les mêmes politiques au pouvoir, sans parler de leurs imams dans la totalité des mosquées en Tunisie .

On ne peut attester d’une avancée quelconque dans cette guerre alors que nos corps armés, entre police, garde nationale et militaire, ont été soigneusement déstructurés et défigurés, notamment aux niveaux les plus efficaces et les plus importants dans la lutte anti-terroriste, tels que les services de renseignement dédiés, les services de contre espionnage et tout le département de la sûreté de l’état au sein du ministère de l’intérieur, qui représentent à eux seuls, comme le confirmait le général parti à la retraite , Rachi Ammar . »Ces services assuraient  90% du travail ».

On ne peut invoquer notre capacité à venir à bout de ce fléau quand on s’entête de nier catégoriquement le manque d’équipement flagrant, le déficit de coordination entre nos forces en action, l’absence de stratégie globale de sécurité territoriale et de lutte anti-terroriste, l’éparpillement et l’effondrement physique des effectifs militaires à cause d’un état d’urgence décrété par un président inconscient, irresponsable et constamment agité, et qui n’a cessé de le renouveler de manière unilatérale durant 20 mois supplémentaires et fatales à notre institution.

On ne peut aspirer à toucher à un quelconque résultat dans ces man½uvres si les médias qui avaient participé à la propagation de l’idéologie de notre ennemi en invitant ses chefs spirituels sur leurs plateaux, nous vanter les bienfaits des assassinats ciblés et du Djihad international, ne soient pas jugés et interdits de diffusion.

Bref, j’informe les heureux imbéciles qui applaudissent, voire même qui filment quelques opérations en live et en gros plan, que l’on assiste à un nouveau genre de cinéma qui aurait peut être le nom de « cinéma participatif « .

Les enfants de Ghannouchi continuent ce dimanche à tuer nos soldats à Jbel Châambi

et à tuer les civils à Rdeyef 

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Ali

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