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Bourguiba : aujourd’hui ,encore et plus que Jamais

Par Mansour Mhenni
En ce jour du 110ème anniversaire de leader Habib Bourguiba, et plus que jamais peut-être, je me sens en devoir de rendre encore - et toujours - un vibrant hommage au bâtisseur de la Tunisie moderne, n'en déplaise à ceux qui souffrent à mourir d'entendre prononcer ou de voir écrire une telle reconnaissance.

Il est vrai qu'il n'a pas été seul à tout faire, mais c'est à son mérite que d'avoir su bien employer l'énergie et l'intelligence de ses pairs, de ses confrères et de ses partenaires à la construction d'un Etat moderne doté de la meilleure constitution qu'un Etat semblable ait pu avoir, dans le temps, un Etat engagé dans une politique de développement intelligente et rationnelle parce que fondée sur le développement de l'homme et de son potentiel pluriel : physique (santé), intellectuel (école) et affectif (culture).

Devant le désastre des destructeurs d'aujourd'hui, que c'est beau et que c'est réchauffant pour le c½ur de se rappeler que la Tunisie a été de tout temps une école de rationalité, d'ouverture civilisationnelle et de propension à l'humain ! Que de constructeurs, d'initiateurs et d'édificateurs dans ce petit pays qu'on regarde, aujourd'hui, se débattre dans son asphyxie avec un ½il sadique et malin, enthousiasmé par l'espoir, peut-être, sinon inhibé par l'insouciance de le voir rendre son dernier souffle.

Pourtant, quelque chose de profond en moi me laisse convaincu que jamais la Tunisie ne connaîtra un si funeste destin parce qu'elle a dans son patrimoine beaucoup trop de grandeur pour un tel risque, et sans doute aussi beaucoup trop de personnalités marquantes et fondatrices, dont Bourguiba est l'exemple moderne le plus éloquent, pour se laisser bafouer son présent et hypothéquer son avenir par une poignée d'inconscients.

Hommes et femmes par le passé, et d'autres encore aujourd'hui, de moindre aura peut-être mais non de moindre noblesse d'âme, ont sacrifié ce qu'ils avaient de plus cher, leur vie même, pour défendre le prestige de la patrie, la dignité de ses enfants et la lumière de sa réputation.

Du mythe fondateur d'Elissa s'immolant pour que vive Carthage libre et souveraine, à Hannibal et Sophonisbe et à la femme d'Hasdrubal au plus grand sacrifice jamais fait pour l'honneur et la dignité, sans que l'Histoire daigne retrouver dans ses méandres le prénom de cette femme héroïque.

Des conquérants musulmans tout aussi fiers de leurs conquêtes que les autochtones de leur résistance, à leurs descendants farouchement réconciliés dans leur attachement à un islam éclairé où Dieu est plus amour que peur, plus pardon que châtiment, plus don que frustration ; où Dieu est plus proche des hommes qu'ils ne le sont parfois eux-mêmes les uns des autres !

Aux penseurs, créateurs et « intellectuels » de ce pays, qui ont toujours eu la raison à la mesure de l'Histoire et de ses enseignements, et le c½ur au rythme de la vie et de son merveilleux enchantement. Car pour eux, ne saurait aimer Dieu vraiment celui qui ne sait aimer sa plus parfaite création et la preuve même de son omnipotence : la vie et en elle, l'homme pour en jouir plutôt que pour la subir. Ainsi seulement, l'homme pourra, à chaque instant, se murmurer juste à lui-même : « Merci Dieu d'être si bon pour moi, comment donc ne puis-je pas croire en toi ! ». Et rien que cela suffirait peut-être, si Dieu veut, à gagner l'éternité.

D'aucuns s'accorderaient mal avec ces propos ? Qu'ils sachent alors que ce sont là les vrais mots de la Tunisie, qu'ils sont là toute sa poésie. Et ce n'est pas de la poésie bannie.

Et dans cette poésie-là, dans cette TUNISIE, Bourguiba se dresse comme un phare dont jaillit la lumière, même par-delà la mort, car cette lumière n'est pas seulement sienne : elle est le fruit de toute une Histoire et de l'épanouissement d'une merveilleuse intelligence. Ne pas le reconnaître est une preuve d'ingratitude, ne pas s'en reconnaître est quelque part une certaine dénégation de soi.

Aujourd'hui encore, on parodierait volontiers Mahmoud Messaâdi en disant : « Dieu pardonne à Bourguiba, il était plus grand que la mort ! »

Tunisie Focus

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