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Situation nationale : L'UNIR/PS demande la réouverture des citées universitaires

Le développement de l'actualité nationale a été marqué depuis le 28 juillet dernier par des manifestations monstres contre la mise en place du sénat et les décisions arbitraires du CENOU.

A Ouahigouya, les manifestations du 28 juillet ont été violemment réprimées et on enregistre plusieurs blessés dont un jeune qui a perdu un ½il.

A Ouagadougou, ce sont les étudiants des universités qui sont agressés dans les cités universitaires parce que, semble-t-il, ils doivent libérer les lieux durant la période d'août à septembre. La réaction légitime des étudiants a été d'informer l'opinion publique par des occupations de la voie publique et la confiscation de plusieurs véhicules de l'Etat.

En réaction, on note une intervention musclée des forces de l'ordre dans la nuit du 1er au 02 août expulsant les étudiants de toutes les cités engendrant des affrontements avec les étudiants qui se soldent par plusieurs véhicules et motos brulés ou saccagés.

L'Union pour la Renaissance / Parti Sankariste (UNIR/PS) exprime toute sa compassion et toute sa solidarité aux victimes des manifestations du 28 juillet 2013.

Estimant que les forces de l'ordre ont fait une fois de plus hélas une utilisation excessive des moyens de l'Etat mis à leur disposition pour assurer la sécurité des citoyens, elle exige des sanctions appropriées contre les agents coupables de ces atteintes graves à l'intégrité physique des personnes et à leurs libertés inaliénables.

Sur ce qu'il est convenu d'appeler à l'heure actuelle des « révoltes généralisées dans les cités universitaires », l'UNIR/PS, tout en déplorant les débordements enregistrés, soutient la juste lutte des étudiants qui supportent de moins en moins la dégradation continue et inacceptable de leurs conditions de vie et d'étude pendant que leurs gouvernants, pour des raisons partisanes inavouables tiennent à leur imposer des institutions nouvelles dispendieuses et inutiles.

Pour cette énième révolte des étudiants dont les autorités universitaires portent l'entière responsabilité, comment ne pas comprendre l'accès de colère et de révolte des étudiants quand on sait que l'ouverture des cités universitaires pendant les vacances est un acquis obtenu depuis plusieurs années maintenant suite à des accords entre étudiants et autorités universitaires ? Le Gouvernement n'a donc pas le droit de changer les dispositions de ces accords sans aucune concertation préalable avec ceux qui sont concernés par la situation.

C'est pourquoi, l'UNIR/PS demande instamment aux autorités universitaires le retrait pur et simple de la mesure de fermeture des cités univertaires, et les enjoint à ouvrir des négociations avec les étudiants pour définir des normes de gestion durables des cités universitaires.

Avec le peuple, victoire !

Fait à Ouagadougou, le 02/08/2013

Le Président
Me Bénéwendé Stanislas SANKARA