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Trophée des Champions: Maurice-Belay avait fait le job, Ibra l'a fini

Virevoltant sur son côté gauche, le Bordelais Nicolas Maurice-Belay a bien failli être l'homme décisif du 18e Trophée des Champions, éclipsé en fin de match par un Ibrahimovic sorti de nulle part pour un succès du Paris SG (2-1).

A l'instar de son équipe, qui comptait neuf absents pour ce premier rendez-vous de la saison disputé à Libreville, l'ailier martiniquais a répondu présent 75 minutes durant, avant de s'éteindre et laisser la vedette au géant suédois, qui a pris les choses en main au propre comme au figuré dans un dernier rush irrésistible. 

Depuis 48 heures et l'arrivée des deux délégations aquitaine et parisienne sur son sol, le public gabonais n'avait d'yeux que pour +Ibra+. 

En l'espace d'une mi-temps, il a découvert +NMB+, joueur de L1 au CV honnête mais à la carrière sans éclat majeur jusque-là depuis ses débuts en août 2005. 

Catalogué rapide mais peu efficace, il n'a cessé de faire tourner en bourrique Christophe Jallet ce samedi au Stade de l'Amitié, provoquant avec justesse, et jouant régulièrement vers l'avant avec ses coéquipiers. 

C'est d'ailleurs sur une de ses percées juste avant la pause qu'il a su faire la différence, en évitant d'abord Alex, venu couvrir son latéral, puis en adressant un centre au cordeau parfait pour la tête décroisée d'Henri Saivet (38). 

En un éclair

Comme Sertic et Sané, duo improbable associé dans l'axe, arrivaient à décrypter les combinaisons des attaquants parisiens, que Poko, star locale nommé homme du match, faisait mieux que résister dans son duel avec Matuidi, l'ancien sochalien avait tout le loisir pour vaquer aux tâches offensives. 

A son crédit, deux frappes du droit, son mauvais pied, une manquant de puissance dans les gants de Sirigu (47), l'autre, plus violente, passant tout près du poteau gauche du gardien italien (58). 

De la belle ouvrage, son meilleur match depuis bien longtemps, mais au final insuffisant pour dominer le champion de France, avec un +Ibra+ sur courant très alternatif. 

Une grosse heure de jeu à se chercher, bien pris par le pressing bordelais, avec des décrochages souvent mal sentis, à pester contre ses coéquipiers et les ballons qui n'arrivent pas, avant que le Suédois ne prenne les choses en main. 

Certes, +Ibra+ n'aura pas marqué, l'arbitre assistant lui refusant injustement une tête victorieuse tout à fait valable sur une centre de Jallet (79), mais il aura, en un éclair, et une merveille de passe en cloche décisive vers le jeune Ongenda, assuré le service après vente (81). 

De quoi sauver la prestation d'ensemble plutôt quelconque du quatuor offensif du PSG. Si Lavezzi a beaucoup couru, provoqué et manqué de réussite face à Carrasso (12, 27), Lucas et Pastore n'ont jamais réussi à prendre en revers leurs vis-à-vis. 

 

AFP

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