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«Le renouvellement des structures de l’APN passera par les urnes»

L'opération de renouvellement des structures du FLN à l'APN n'en finit pas de faire des remous. A l'ouest du pays, des parlementaires opposés à la nomination du député de Sidi Bel Abbès, Lebid Mohamed, à la tête du groupe parlementaire du FLN, prennent carrément à témoin l'opinion publique pour exiger que leur choix manifesté par les urnes soit respecté. «Nous sommes persuadés que la seule voie possible pour mettre un terme à la situation de pourrissement que connaît le parti et permettre le renouvellement des structures de l'APN est d'aller aux urnes», soutiennent les initiateurs de cette déclaration, paraphée jusqu'alors par une soixantaine de députés et dont une copie nous a été remise. Dans cette déclaration, les signataires condamnent, de prime abord, le «comportement malveillant» de certains députés lors de la tentative d'occupation, début juillet, du bureau du président du groupe parlementaire. «L'occupation par effraction du bureau du président constitue un précédent grave qui vient écorcher encore plus l'image déjà mal en point du député algérien», soulignait récemment un député témoin de cette scène. Assez inhabituel pour être noté, les députés tiennent, dans cette déclaration, à présenter leurs excuses aux employés de l'APN suite aux «désagréments» causés par ce type de comportement. Selon ce document, dûment légalisé par chaque député signataire, la reprise des travaux de la prochaine session parlementaire, prévue le 2 septembre, verra «impérativement» la tenue d'élections pour le renouvellement de l'ensemble des structures de l'APN. Cette échéance constitue, selon ces députés, un rendez-vous politique important dont la crédibilité «doit être préservé de toute velléité de corruption». «Nous nous démarquons, dès à présent, de tous ceux qui tenteront, par quelque moyen que ce soit, d'influencer l'opération de vote et appelons les députés concernés à se conformer aux règles d'éthique régissant la fonction de député», soutiennent-ils. Mohamed Lebid, régulièrement accablé par les membres de la mouhafadha de Sidi Bel Abbès et du comité central, ne fléchit pas ; il estime que sa désignation est «légale» et qu'elle a été avalisée le 4 juillet dernier et paraphée par le coordinateur du bureau politique, M. Belayat. L'option Belkhadem Son installation a été effectuée, précise-t-il, en présence des cinq vice-présidents de l'APN, à savoir Kamam Mahmoud, Beda Mahjoub, Messaoud Akoubach, Sahnoun Mohamed et Berouis Saïda. «Le président de l'APN, Larbi Ould Khalifa, ainsi que le ministre des Transports, Amar Tou, ont approuvé ma candidature au poste de président du groupe parlementaire», affirme-t-il, soulignant que sa désignation à ce poste s'appuie sur plusieurs critères, dont l'ancienneté. A propos du futur choix du secrétaire général du parti, Lebid soutient toujours l'option Belkhadem. Parmi les premiers mouhafadhs à avoir pris part au mouvement de redressement à la veille des élections de 2004, Lebid réfute avoir fait récemment une «offre de services» à l'ex-candidat à la présidentielle, Ali Benflis. «Je ne soutiendrai jamais Benflis, quelles que soient les circonstances», assure-t-il.

El Watan

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