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Mali: La population exprime ses attentes (Reportage)

La réunification du Mali reste à faire, le Nord est en proie aux tensions, l'insécurité à Bamako, la mauvaise gouvernance et le chômage sont entre autres défis qui attendent le nouveau président du Mali. Les Maliens dans leur majorité aspirent à un rapide changement de la donne tant sur le plan sécuritaire que social.

Les populations maliennes sont déterminées à ne plus tomber dans le panneau. Cela s'est avéré le 28 juillet dernier pour être sorties massivement afin de confier le destin de leur nation à un seul individu parmi les 27 qui ont exprimé leur volonté de diriger le pays. Beaucoup espèrent que cette élection va mettre fin à la crise que vit le Mali depuis plus d'un an. Elle permet la remise en ½uvre de la Constitution suspendue depuis le coup d'Etat du 22 mars 2012 sous la conduite du capitaine Amadou Sanogo. Les attentes sont grandes et les espoirs immenses. «Celui qui aura la responsabilité de commander le bateau Mali doit en premier lieu reformer l'armée malienne» lance Sagara, un journaliste de l'hebdomadaire "Soloni". Avant de poursuivre que « la corruption mine tous les secteurs, elle est endémique au Mali, et doit être endiguée ».

L'emplois

La jeunesse représente 60% de la population, ne demande qu'à étudier. Ibrahim SANOGO, un étudiant en droit à l'Université de Bamako ajoute qu'une reforme de l'éducation s'impose car la pertinence, la qualité font toujours défaut. Le chômage est devenu une fatalité pour les diplômés au Mali poursuit un autre étudiant. Une fois élu, le nouveau chef de l'Etat doit également veiller à l'intégrité territoriale du Mali, qu'il soit le président de tous les Maliens de l'intérieur comme de l'extérieur, de toutes les religions présentes au Mali, souhaite Aliou Salihou MAIGA, un jeune diplômé sans emploi qui estime que «la mise en ½uvre d'appui aux modèles de projets portés par l'entreprenariat jeunes serait une solution pour eux».

« La paix, rien que la paix »

Le retour dans les casernes des militaires, la présence effective des soldats maliens à Kidal et le désarmement des groupes armés du Mouvement national de libération de l'Azawad (Mnla) restent des conditions sine qua nones au retour de la paix. Cette élection intervient six mois après l'intervention française. Ce scrutin a pour enjeux primordiaux l'économie, la sécurité et le développement. Pour Amadou CISSE «rien ne vaut la paix». Et d'ajouter «je n'ai pas voté pour IBK qui semble être en tête mais s'il peut garantir au Mali sa quiétude d'antan, une paix durable qu'il soit la bienvenue car nous ne demandons que la paix rien que la paix».
Par ailleurs, si le nouveau chef de l'exécutif malien veut être exigeant envers son peuple, il doit se montrer exemplaire et servir de "bouclier moral" comme disait l'enseignant et phytothérapeute sénégalais, Serigne Samba Ndiaye, à l'ensemble de son gouvernement. Quels que soient les moyens et les chemins employés, le peuple doit en effet être convaincu de la sincérité et de la justesse des fins poursuivies.

Alhoudourou MAIGA envoyé spécial

Rewmi

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