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Présidentielle au Mali : l’heure est aux tractations

Les deux candidats pour le second tour de la présidentielle malienne, prévu en principe le 11 août 2013 : Soumaïla Cissé (g) et Ibrahim Boubacar Keïta (d).
AFP

Au Mali, un second tour de l'élection présidentielle opposera Ibrahim Boubacar Keïta à Soumaïla Cissé, en principe le 11 août prochain. Le ministère de l'Admnistration territoriale a publié, ce vendredi 2 août, les résultats officiels et provisoires du premier tour et, d’ores et déjà, c'est une phase de négociations qui s'ouvre. En France, le président François Hollande appelle à préparer le second tour dans le même état d'esprit que celui du premier.

 

Qui va appeler à voter pour quel candidat ? Comment les voix de chacun vont-elles se reporter ? Dorénavant, ce sont ces tractations qui occupent les pensées des hommes politiques. Un des candidats a d'ores et déjà réagi. Choguel Kokalla Maïga, qui a obtenu 2,29 % des suffrages exprimés, a appelé à voter Ibrahim Boubacar Keïta pour le second tour.

 

Cinq autres candidats malheureux du premier tour se sont réunis - d'après des informations recueillies par RFI - en fin de journée pour probablement appeler à voter pour un des deux finalistes. Par ailleurs, ces derniers, - Ibrahim Boubacar Keïta qui a obtenu 39,24 % des voix et Soumaïla Cissé, 19,44 % - ont dépêché des émissaires un peu partout pour obtenir le plus grand nombre de ralliements à leur cause.

 

Le candidat du plus grand parti malien, l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma), Dramane Dembélé arrive en troisième position avec 9,59 % des voix. Il sera certainement très courtisé même si le premier vice-président du parti, Iba Ndiaye, joint par RFI, affirme que l'Adéma restera lié par ses engagements envers le Front du Refus auquel appartient Soumaïla Cissé.

 

Courtisé également, l'ancien Premier ministre Modibo Sidibé, avec ses 4,87% des voix. Les autres 23 candidats devront également être sollicités même s'ils ne pèsent, chacun, qu'entre 1% et 3% des suffrages exprimés au premier tour.

 

Soutien de la France

 

La France, qui a mené l'opération militaire au Mali et qui a conduit à la reconquête du nord du pays et permis la tenue de cette élection, appelle à préparer le second tour dans le même état d'esprit que celui du premier.

 

« La mission de la France, c'était d'apporter le soutien au Mali par une intervention militaire. La mission de la France, c'était d'assumer la sécurité du Mali et de permettre la bonne organisation des élections », a rappelé le chef de l'Etat français, avant de souligner « la participation élevée, historique même » au premier tour du scrutin.

 

« Les résultats sont proclamés. Il y aura un second tour. Il conviendra de préparer le second tour avec la même rigueur que le premier tour. Ensuite, le président qui sera élu sera le président de tous les Maliens et la France lui apportera tout soutien », a déclaré François Hollande.

 

De son côté, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, entend saluer une victoire pour la démocratie. Ce vote « est une grande victoire de la démocratie et une grande victoire de la paix », a-t-il déclaré en marge de la présentation de la loi de programmation militaire.

 

Par RFI

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